Les métiers en tension en Bretagne concernent surtout les services à la personne, le bâtiment et l’agroalimentaire. En 2025, plusieurs secteurs peinent à recruter, malgré une demande forte dans les quatre départements bretons. Voici les 7 métiers les plus recherchés, avec des pistes concrètes pour postuler efficacement.
| Métier | Zones les plus concernées | Accès au métier |
|---|---|---|
| Aide à domicile | Rennes, Quimper, Vannes | Sans diplôme, formations courtes |
| Cuisinier | Brest, Lorient, Saint-Brieuc | CAP cuisine ou expérience |
| Maçon | Morbihan, Ille-et-Vilaine | CAP ou formation chantier |
| Ouvrier agroalimentaire non qualifié | Finistère, Côtes-d’Armor | Aucun diplôme exigé |
| Maraîcher / horticulteur salarié | Sud Finistère, Nord Ille-et-Vilaine | Formation agricole ou sur le terrain |
| Ouvrier qualifié second œuvre | Rennes, Brest, Quimper | CAP, expérience valorisée |
| Aide-soignant | Toutes zones, tension élevée | Diplôme d’État, aides à la formation |
Quels sont les métiers les plus en tension en Bretagne en 2025 ?

1. Aide à domicile
Le secteur de l’aide à la personne recrute massivement. Plus de 5 000 offres sont ouvertes en Bretagne, selon France Travail. Rennes, Vannes et Quimper concentrent une grande partie des besoins.
Aucun diplôme n’est exigé pour débuter. Des formations comme le titre ADVF (Assistant de vie aux familles) peuvent faciliter l’embauche. Les contrats proposés sont variés : CDI, temps partiel, horaires adaptés.
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2. Cuisinier
La restauration reste en forte pénurie. Dans le Finistère, on compte plus de 1 800 offres en attente. Les établissements manquent de main-d’œuvre, surtout pendant la saison touristique.
Un CAP cuisine est recommandé mais non obligatoire si vous avez une expérience. Les postes sont disponibles dans les restaurants classiques, collectifs et hôteliers, avec des pics de demande à Brest et Saint-Brieuc.
3. Maçon

Le bâtiment fait face à un manque de profils qualifiés. Plus de 2 000 postes sont à pourvoir en Bretagne, principalement dans l’Ille-et-Vilaine et le Morbihan.
Le métier est accessible avec un CAP, mais de nombreuses entreprises acceptent les débutants formés sur le terrain. Les chantiers se multiplient, notamment dans les zones périurbaines en développement.
4. Ouvrier non qualifié des industries agroalimentaires
L’agroalimentaire, pilier économique breton, recrute en continu. Les entreprises situées autour de Carhaix, Saint-Pol-de-Léon et Guingamp cherchent des profils pour la production, le conditionnement ou la logistique.
Aucun diplôme n’est requis. Les missions sont souvent en horaires décalés. De nombreuses offres en intérim ou CDI sont disponibles sur France Travail.
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5. Maraîcher / horticulteur salarié
Ce métier revient dans les radars, porté par l’agriculture de proximité. La demande explose dans le Sud Finistère et le nord de l’Ille-et-Vilaine, zones riches en exploitations diversifiées.
Vous pouvez postuler sans diplôme, avec un intérêt pour le travail manuel. Des formations agricoles de quelques semaines sont proposées par les CFPPA locaux.
6. Ouvrier qualifié du second œuvre du bâtiment

Peintres, carreleurs, plâtriers ou électriciens : ces profils manquent partout en Bretagne. Les besoins sont criants à Rennes, Brest et Quimper, dans les entreprises de rénovation ou de construction neuve.
Un CAP est généralement requis. Des aides à la reconversion permettent d’obtenir un diplôme rapidement si vous débutez dans le secteur.
7. Aide-soignant
Ce métier reste en tête des besoins en santé. Les hôpitaux, EHPAD et structures à domicile cherchent à pourvoir des centaines de postes, tous départements confondus.
Le diplôme d’État est obligatoire. La formation peut être financée par la Région ou France Travail. Le métier offre des débouchés rapides et une forte stabilité d’emploi.
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Comment accéder à la liste officielle des métiers en tension en Bretagne ?
La liste officielle est mise à jour chaque année par France Travail, en lien avec les DREETS. Elle est disponible sur le site travail-emploi.gouv.fr et sur bretagne.bzh. Elle permet de connaître les métiers avec des pénuries durables de main-d’œuvre, par département et par bassin d’emploi.
Ce classement sert aussi à accorder des facilités pour recruter à l’étranger ou obtenir des aides à la formation.
Quels secteurs recrutent le plus en Bretagne en 2025 ?

Trois secteurs concentrent l’essentiel des offres :
- Le bâtiment, avec les métiers de maçon, peintre, couvreur ou plombier.
- Les services à la personne, avec des postes d’aide à domicile et aide-soignant.
- L’agroalimentaire, notamment les ouvriers en production et conditionnement.
La logistique, l’hôtellerie-restauration et le transport connaissent aussi des tensions importantes.
Quelles sont les opportunités de formation pour ces métiers en tension ?
Vous pouvez vous former via :
- Les centres AFPA ou GRETA pour les métiers du bâtiment, de l’agroalimentaire et des services.
- Les CFPPA pour les métiers agricoles.
- Les instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) pour devenir aide-soignant.
Des formations financées par la Région Bretagne et France Travail sont ouvertes à tous les niveaux, souvent avec des stages en entreprise et un emploi garanti à la sortie.
Comment France Travail identifie-t-il les métiers en tension en Bretagne ?
France Travail se base sur l’enquête annuelle BMO (Besoins en Main-d’Œuvre) menée auprès de milliers d’entreprises. Elle analyse les offres non pourvues, les difficultés de recrutement et les prévisions d’embauche.
Ces données sont croisées avec celles des DREETS pour établir des priorités régionales. La Bretagne figure parmi les régions avec le plus fort taux de tension dans les services et l’agroalimentaire.
Quels sont les avantages à travailler dans un métier en tension en Bretagne ?
Travailler dans un métier en tension permet :
- D’avoir un emploi rapidement, souvent sans diplôme.
- De bénéficier de formations gratuites ou rémunérées.
- D’évoluer facilement grâce à des besoins constants.
- D’accéder à des primes, aides au logement ou contrats longs.
Ces postes offrent une vraie stabilité, dans une région dynamique qui soutient l’emploi local avec des dispositifs adaptés.