40 ans et rien de côté ? Voici comment certains changent de vie à 60 ans

40 ans et rien de côté ? Voici comment certains changent de vie à 60 ans
40 ans et rien de cote voici comment certains changent de vie a 60 ans

À 40 ans, l’épargne n’est pas votre amie ? Pas de panique, la vie n’est pas un long fleuve tranquille, mais elle offre bien des secondes chances. Entre patrimoine tardif, envies de reconversion à 60 ans ou transmission anticipée, s’il n’existe pas d’âge magique pour tout réussir, il y a heureusement des pistes à explorer à chaque étape.

Premier acte : Les jeunes et la première pierre du patrimoine

  • L’achat de la résidence principale fut longtemps le Graal du jeune actif célibataire, avec peu de charges et l’esprit léger pour signer un prêt marathon.
  • Problème : l’explosion des prix de l’immobilier, surtout à Paris et dans les grandes villes, rend l’accès quasi impossible sans un solide coup de pouce des parents ou grands-parents.
  • Ajoutez à cela la remontée des taux de crédit, et la première acquisition tient du parcours du combattant… même si, petit rayon de soleil, les prix commencent à fléchir (–6 à –8 % en 2023, tendance similaire attendue en 2024 en Ile-de-France, selon les Notaires du Grand Paris).
  • En attendant de pouvoir acheter, les experts conseillent d’amorcer la constitution d’un apport sur un Livret A. Les fintech prêchent l’investissement régulier, même modeste : « Les grands ruisseaux font les grandes rivières ! ».
  • Autre astuce : prendre date sur des poches fiscales comme l’assurance-vie ou le PEA. Même une mise minime a le mérite de démarrer l’horloge fiscale. À ne pas négliger : le PER, qui pourra se débloquer lors de l’achat, même si sa fiscalité limite parfois l’intérêt technique.
A LIRE :  Sans diplôme, son salaire de directeur de magasin va vous surprendre

À quarante ans, famille rime avec stratégie (et arbitrages !)

  • En couple, souvent avec enfants, l’épargne est bridée par le crédit immobilier. Pourtant, c’est le moment rêvé d’ouvrir assurance-vie, PEA et autres enveloppes.
  • Penser à une épargne dédiée aux études des enfants (assurance-vie, livrets, tontine) permet de « lisser la note » dès le plus jeune âge, en misant sur les présents d’usage familiaux aux anniversaires ou à Noël.
  • Structurer ses placements par projet grâce à différents supports (PEA, assurance-vie), chacun avec ses avantages fiscaux : jusqu’à deux PEA par foyer (plafonds à 150 000 euros par plan, gains exonérés d’impôt en l’absence de retrait, puis partiellement après cinq ans), assurance-vie (pas de plafond, abattement au bout de 8 ans pour retirer 9 200 euros/an hors impôts).

En quinqua avisé, regard sur la retraite… et après

  • Une fois le prêt de la résidence principale soldé, la marge de manœuvre s’accroît. Bonne nouvelle… la préparation de la retraite n’est pas (tout à fait) une histoire classée !
  • La réforme reculant la retraite à 64 ans, reste 10 à 15 ans pour étoffer l’épargne et consolider ses revenus futurs. Attention : la chute des revenus pour un cadre peut atteindre 40 %. Et il faut voir plus loin, car l’après-retraite compte deux phases : la « décennie plaisir » (voyages, occasionnel achat de résidence secondaire) puis la préparation du grand âge.
  • A 55 ans, on gardera une poche d’épargne « liquide » ou mobilisable rapidement, si l’achat d’une résidence secondaire fait rêver pour les prochaines années.
  • Pour compléter ses revenus, à côté de l’immobilier, de l’assurance-vie ou des SCPI, la tontine peut être maligne : selon Thibaut Cossenet, placer à 50 ans pour ouvrir à 65 ans, c’est s’assurer un capital sous forme de revenu régulier supplémentaire.
  • Impossible d’oublier la question de la dépendance au quatrième âge. « Le dernier vivant d’un couple a une chance sur deux de devenir centenaire. » D’où l’intérêt de conserver quelques actifs pour anticiper les coups durs.
A LIRE :  Pourquoi raconter une bonne histoire en entretien change tout face au recruteur

Transmission, dépendance : les défis à 65 ans et après

  • Célibataire, divorcé(e), veuf(ve), avec ou sans enfants – chaque situation mérite un audit patrimonial dédié. L’enjeu devient alors d’anticiper la dépendance tout en gardant la main sur ses moyens financiers.
  • Parmi les solutions à envisager avec son notaire : le mandat de protection future, pour choisir à l’avance qui prendra soin de ses affaires le cas échéant. Le moment venu, un médecin habilité constatera la nécessité de faire exécuter ce mandat.
  • Qu’on se lance (ou non) dans ce mandat, il est crucial de faire le point sur son patrimoine. Il peut être temps de « faire le ménage » dans les placements peu rentables, voire de réarbitrer ses biens immobiliers sous la contrainte de la fiscalité des transmissions.
  • Pour stopper l’accumulation désordonnée, l’audit patrimonial sur-mesure est conseillé : confronter l’avis de deux experts n’est pas du luxe, afin d’optimiser et de hiérarchiser.

En conclusion ? Chaque âge amène sa stratégie. Qu’on débute sa vie active ou que l’on se penche sur l’avenir à 65 ans, la pierre angulaire reste la structuration du patrimoine. Comme pour la santé, un audit régulier évite les mauvaises surprises : une santé financière, ça se préserve aussi !

Facebook
Twitter
LinkedIn
Nos derniers articles
Articles récents

À propos

AlloEmploi est un portail indépendant du Pôle Emploi.
AlloEmploi.fr est un site d’information complet sur le Pôle Emploi et l’univers du travail : liste des agences, actualités, dossiers, questions réponses, etc.