Vous préparez votre prochain entretien d’embauche ? Entre le stress des questions techniques et celui de choisir la bonne tenue, vous vous demandez peut-être : faut-il vraiment parler de ses passions ? Les recruteurs attendent-ils tous que l’on confesse sa passion cachée pour la natation synchronisée ou la collection de coquillages ? Le point sur ce que disent les pros du recrutement.
Se démarquer : l’art de bien parler de ses passions
Lorsque l’on cherche un emploi, l’entretien d’embauche est un passage obligé et, disons-le franchement, un vrai moment décisif pour convaincre son futur employeur que l’on est la perle rare. Bien sûr, votre parcours compte, vos compétences aussi, mais c’est souvent un petit détail en plus qui peut vous faire sortir du lot et, surprise, ce détail tient parfois dans vos passions ! Ptisham Tazi, formatrice et coach en recherche d’emploi, le confirme sans détour : « C’est un des points qui peut permettre de différencier le candidat ».
Reste à savoir ce qu’il faut en dire — et comment. Car, avant toute chose, il n’est pas nécessaire (ni conseillé) de tout dévoiler ni d’inventer une passion du bout des doigts. La règle d’or ? Rester authentique et savoir en parler.
Passions : pas la peine d’en faire trop… mais pas question d’être trop vague !
À l’inverse de ce qu’on pourrait penser, évoquer une passion en entretien, ou sur son CV, n’est pas un simple gadget. Cela peut même être d’une grande importance ! Cependant, cette démarche demande un peu de subtilité : il ne suffit pas de lister « lecture », « musique » ou « voyages » entre deux expériences professionnelles pour capter l’attention du recruteur. En effet, indiquer juste « lecture » reste bien trop banal.
Le secret ? Spécifier. Aimer lire, oui, mais quel genre ? Policier, science-fiction, BD philosophique sur les hérissons ? Plus on précise, plus le propos gagne en authenticité et en intérêt, comme le souligne Ptisham Tazi : « Ça semble plus authentique quand on spécifie ».
Authenticité et honnêteté : le combo gagnant
Attention toutefois à ne pas tomber dans le piège du « loisir de remplissage », celui qu’on colle sur le CV juste pour faire joli. Le recruteur, ce Sherlock Holmes du monde du travail, ne se contentera pas d’une ligne sur votre amour du trekking pour vous accorder sa confiance. Il va chercher à en savoir plus, à comprendre ce que votre CV ne dit pas, à gratter sous la surface. Bref, il vous posera des questions sur vos passions.
Pourquoi ? Parce que, derrière vos loisirs, le recruteur décèle les compétences, qu’il s’agisse de persévérance, de créativité, de curiosité… Ptisham Tazi précise ainsi que « ça sert à détecter des capacités. Il faut pouvoir en parler ». N’hésitez pas à aborder vous-même le sujet si cela n’arrive pas spontanément pendant l’entretien : rien ne vous en empêche !
Les passions atypiques ne sont pas à cacher… si vous savez les expliquer
Certaines passions sont parfois difficiles à avouer ou à partager sur un CV. Pourtant, elles peuvent révéler des atouts insoupçonnés à l’œil attentif du recruteur. Il n’est en aucun cas recommandé de les mettre de côté. Même si votre loisir sort de l’ordinaire, le tout est de savoir l’expliquer, d’en révéler les aspects positifs, et surtout, d’assumer ce qui fait votre différence.
Ptisham Tazi conseille ainsi : « Il faut savoir expliquer. Dire où on trouve le plaisir, comment on le voit ». Prenons la taxidermie, souvent stigmatisée : ici, il s’agit de redonner un bel aspect à l’animal ou de permettre au propriétaire de conserver une meilleure image. Tout est question de perspective et, après tout, l’important c’est de pouvoir en parler avec sincérité.
- Ne jamais inventer un loisir juste pour remplir une liste ;
- Préciser et donner du relief à ses propos pour ne pas tomber dans le cliché ;
- Assumer ses passions, même les plus atypiques, en valorisant leurs bons côtés ;
- Savoir en expliquer le plaisir et la vision personnelle.
En conclusion : parler de ses passions en entretien n’est ni un risque inutile, ni une obligation absolue. C’est surtout une belle occasion de se dévoiler autrement, de montrer sa personnalité, à condition de miser sur l’authenticité. Ce petit supplément d’âme peut, qui sait, transformer un échange classique en une vraie conversation… et vous ouvrir la porte du poste rêvé ! Alors, passionné de jardinage astral ou de pâtisserie moléculaire ? Surtout, restez vous-même, et partagez votre enthousiasme avec sincérité.