Vous pensiez que la question « Quels sont vos défauts ? » n’était qu’une formalité au détour d’un entretien d’embauche ? Grave erreur ! Cette fameuse question piège peut faire toute la différence entre un « bienvenue dans l’équipe »… ou un billet direct vers la sortie. Alexandra Ridoux, coach en reconversion professionnelle, lève le voile sur LA boulette à éviter, histoire de ne pas transformer votre opportunité en fiasco.
Pourquoi cette question obsède tant les recruteurs ?
L’entretien d’embauche, ce moment où l’on s’efforce d’être à la fois détendu et inspirant tout en gardant un œil sur la cravate qui sert trop le cou ou la mèche qui rebique. Mais, inévitablement, la question sur les défauts finit par tomber. À croire que les recruteurs ont une checklist pour pousser notre cerveau dans ses derniers retranchements ! Et pourtant, l’objectif n’est pas de nous piéger par pur plaisir, mais de déceler chez le candidat les qualités d’analyse, d’honnêteté et d’humilité qui feront la différence.
D’après Alexandra Ridoux, il n’est pas question pour le recruteur de dénicher la personne « la plus imparfaite du monde » mais bien celle qui saura reconnaître ses axes d’amélioration, tout en ayant le cran de les affronter.
Le « défaut » qui fait tout capoter
Si admettre ses points faibles devant un quasi-inconnu en costume peut sembler une épreuve difficile, il y a néanmoins une erreur capable d’éliminer d’office même les candidats les plus motivés. C’est simple : il ne faut JAMAIS évoquer un défaut qui nuirait directement au bon fonctionnement de l’entreprise ou qui saperait l’ambiance entre collègues. Ainsi, avouer que l’on n’est « pas très à l’aise à l’oral » alors même qu’on postule pour un poste de commercial, c’est un peu comme arriver à un entretien de chef cuisinier en avouant qu’on ne supporte pas l’odeur des épices…
Autrement dit, le défaut éliminatoire, c’est celui complètement incompatible avec le poste proposé ou les attentes du recruteur. Prudence, donc, au moment de sortir ce qui nous passe par la tête !
Non au perfectionnisme, oui au défaut technique assumé
Par réflexe, beaucoup sortent la carte du « perfectionniste » : une réponse devenue bateau, et rarement convaincante aux yeux du recruteur. « Ça n’est pas rédhibitoire, mais c’est une réponse bateau qui sonne faux. Préparez-vous à ce que le recruteur vous rechallenge », prévient Alexandra Ridoux. Pour éviter le plantage, mieux vaut choisir un défaut technique plutôt que personnel !
Comment faire ? Facile : après avoir épluché la fiche de poste et la liste des compétences requises, repérez celle que vous ne maîtrisez pas encore parfaitement. L’idée, ici, est d’avouer ce manque de façon honnête, tout en montrant votre volonté de progresser. Par exemple, dire : « Je ne maîtrise pas encore ce logiciel, mais j’apprends vite et j’en ai déjà utilisé des similaires. » L’avantage, souligne la coach, c’est qu’un défaut technique se rattrape facilement : « Les avantages des défauts techniques, c’est qu’il est facile de monter en compétence là-dessus. »
En somme, un défaut, oui, mais jamais un frein pour l’entreprise : tel est le secret.
Comment transformer ce défaut en atout ?
On n’est pas là pour dresser un inventaire de ses failles façon confessionnal ! Ce qui compte pour le recruteur, c’est votre capacité à analyser votre faiblesse et à agir. L’experte recommande :
- Développer votre réponse : pas question d’expédier la question !
- Expliquer pourquoi ce défaut existe.
- Justifier les actions déjà entamées ou envisagées pour le corriger.
- Montrer que vous êtes pleinement conscient de cette faiblesse et en travail d’amélioration permanent.
C’est aussi le moment idéal pour déballer sa motivation ! Si vous faites déjà une formation sur le sujet, ou si votre ex-manager vous a pointé un manque de leadership et que vous travaillez dessus, c’est le moment de le préciser. Montrer votre envie d’apprendre et d’avancer, c’est la cerise sur le gâteau pour convaincre le recruteur.
En conclusion, face à la question fatidique du défaut, souvenez-vous : un peu de franchise, une pincée d’analyse, et surtout une bonne dose de dynamisme peuvent transformer un point faible en moteur de progression. Le tout, c’est de démontrer que vous avancez et que – soyons honnêtes – tout le monde a ses petites lacunes. Mais ce qui compte, c’est de savoir les dépasser ! Alors, prêt à transformer vos défauts en tremplin pour décrocher le poste de vos rêves ?

Matteo Calteau est un auteur chevronné sur alloemploi.fr, un site dédié à l’emploi, à l’entrepreneuriat et au monde de l’entreprise. Il partage des conseils pointus et des analyses pratiques pour guider les professionnels dans leur carrière et leurs projets business. Passionné par le développement et la réussite professionnelle, il offre des contenus clairs et inspirants pour tous.
