Vous pensiez que les micro-ondes de la cafétéria étaient votre principal ennemi au bureau ? Que nenni ! Ce sont parfois vos collègues, ces maîtres du soupir ou champions de la conversation sans fin, qui transforment les journées de travail en véritable marathon du self-control. Heureusement, la journaliste Caroline Franc, alias penseesbycaro.fr, a concocté dans son guide « Heureux au travail » une trousse à outils pleine de bon sens et de Smiley Attitude (oui, il paraît que la pensée positive, ça fonctionne même sur Géraldine du service compta). Si vous rêvez de survivre aux situations de crise façon sitcom, ouvrez grand les yeux : voici 10 solutions pour ne plus subir les collègues insupportables !
Gérer les incorrigibles bavards et voleurs d’idées
- Le moulin à paroles : Inutile d’espérer le battre sur son terrain. Ne relancez jamais, au risque d’être coincé pour l’éternité. Préférez hocher la tête, expliquez calmement que vous avez un dossier urgent. Pour les grands jours, proposez à votre boss de le charger davantage ou, plus subtile, commencez à raconter votre vie dans les détails (succès garanti d’éloignement). Et puis, le casque antibruit ou des bouchons d’oreille, ça se trouve facilement et c’est presque branché.
- La Fouine : Ce collègue a une passion étrange pour vos idées… surtout quand il s’agit de les présenter comme siennes. Faites la distinction entre amis et collègues. Gardez vos idées loin des bureaux ou PC déverrouillés, et, pour les joueurs, laissez volontairement traîner de mauvaises idées… Mais le top ? Ayez confiance en vous, et présentez directement vos projets à votre manager. Personne ne vous piquera le job de rêve.
Entre Fayots, râleurs, déprimés et autres spécimens
- L’infatigable fayot : Il copie le boss sur chaque mail en espérant sortir du lot ? Soyez plus fûté : retirez systématiquement la personne en copie lorsque vous lui répondez, ou tentez le face-à-face loin des chefs pour crever l’abcès. Et s’il persiste, gardez votre calme en attendant la meilleure occasion ou laissez-le se prendre les pieds dans le tapis devant tout le monde (le « big boss » appréciera peut-être votre zen).
- Le collègue déprimé : Face à celui qui soupire à longueur de journée, inutile de vous épuiser. Tentez le changement de sujet, les questions fermées, et, si le niveau monte, un brin d’ironie salvatrice. Parfois, il vaut mieux l’éviter plutôt que de sombrer dans la morosité collective.
- Le râleur hypersensible au bruit : Chaque tintement de cuillère le rend fou ? Proposez un déménagement ou un nouvel agencement des bureaux (ambitieux et efficace !). Sinon, négociez des compromis ou offrez-lui, avec humour, des bouchons d’oreilles.
- Le collègue qui sent (trop) : Odeur de tabac, de graillon ou de sueur, il y a de quoi perdre connaissance (surtout à 28°). Le mieux est un échange en face à face, discret mais ferme. Si ça ne fonctionne pas, le kit masque + tuba est à envisager, mais pas très discret.
Cas épineux : toxicity, commérages & idéologies douteuses
- Le commère professionnel : Participez à la conversation, mais restez neutre comme un Bisounours. Ne renchérissez pas, et fuyez avant d’être la prochaine tête de turc. Pour les audacieux, tentez de complimenter… histoire d’attirer son attention sur les bons côtés de la boîte.
- Le débatteur politique extrême : Les « je ne suis pas raciste mais… » vous hérissent le poil ? Refusez tout simplement d’entrer dans le débat, précisez que vous ne tolérez plus ces propos et, si la situation se dégrade, faites appel à un représentant du personnel ou RH. Vous aurez bonne conscience, même si la réputation de « balance » plane un moment.
Quand l’ami(e) d’hier devient chef aujourd’hui
Vous étiez inséparables à la machine à café, vous partagez les potins et soudain cette amitié se complique par une promotion inopinée. Respirez : ce n’est pas encore la rupture. Faites la part des choses entre le pro et le perso. Si l’ambiance se tend, osez discuter franchement pour éviter les malentendus. Tant que les confidences restent entre vous, rien n’oblige à tourner la page sur une belle relation au boulot !
En fin de compte, la Smiley Attitude défendue par Caroline Franc, c’est peut-être d’accepter que chacun (même les plus insupportables) a son rôle à jouer dans la grande pièce du bureau. Merci qui ? Merci la pensée positive !