Vous avez révisé votre CV, repassé votre chemise et maîtrisez sur le bout des doigts la poignée de main ferme mais pas écrasante ? Parfait, mais il y a un détail qui peut tout faire basculer lors d’un entretien d’embauche : les mots que vous prononcez. Oui, certaines expressions ou questions sont de vrais pièges à éviter si vous ne voulez pas faire voler en éclats votre crédibilité—ou votre future embauche ! Découvrez les 5 mots (ou attitudes verbales) à bannir absolument pour séduire le recruteur… et décrocher le job.
Préparez le terrain… avant même d’ouvrir la bouche
On ne le répétera jamais assez : donner une bonne première impression, ça commence par les basiques incontournables. Oui, il faut arriver à l’heure et adopter une tenue appropriée, mais l’expression « éviter les dérapages verbaux » n’est pas une vue de l’esprit. Vous ne voulez pas que la première conversation chavire à cause d’une expression malheureuse !
Mais avant toute chose, prenez le temps de vous renseigner sur l’entreprise et l’opportunité. Quelques clics sur Internet, une lecture rapide de l’actualité, et hop : vous voilà armé(e) ! Ne pas faire ce travail en amont peut être interprété par le recruteur comme un désintérêt pur et simple, ou pire, un manque de motivation. Montrez que vous avez bossé votre dossier : connaissez l’histoire de la société, ses activités, son business model. Plus vous serez calé, plus vous serez crédible.
Attention aux sujets qui fâchent… surtout les anciens patrons
Entre votre ancien boss et vous, ce n’était pas le grand amour ? Abstenez-vous de verser dans la confidence lors de l’entretien ! Même si l’envie vous démange de partager vos mésaventures, gardez en tête : tout cela reste invérifiable pour votre interlocuteur et risque surtout de donner une image négative de votre attitude. En d’autres mots : le recruteur pourrait se projeter à la place de votre boss décrié—mauvais plan ! Voici nos conseils pour ce genre de situation :
- Restez évasif sur les désaccords passés, inutile de remuer le couteau dans la plaie.
- Laissez vos émotions de côté ; les ressentis personnels ne servent jamais votre cause.
Bref, diplomatie, neutralité et sourire (même si c’est crispé) sont vos meilleurs alliés.
Mots à proscrire et questions à bannir absolument
À la fin de l’entretien, le recruteur vous demandera sûrement : « Avez-vous des questions ? ». Et là, c’est le moment de briller ou… de sombrer. Ne pas poser de questions peut signaler au recruteur un manque d’intérêt ou de profondeur dans votre préparation. Ce moment d’échange est très apprécié : il permet au recruteur de jauger votre compréhension de la mission et surtout, votre vraie motivation. Préparez vos questions à l’avance ! Même si certains points ont déjà été évoqués, n’hésitez pas à demander des précisions. Cela montre une volonté d’aller plus loin, et, on ne va pas se mentir, ça fait toujours son petit effet.
Autre moment chaud du jobdating : la célèbre question des « défauts ». Les recruteurs adorent, les candidats un peu moins… Mais pas de panique : c’est votre capacité de recul qui est testée. L’idée n’est pas de s’enfoncer (sauf si vous visez le record du monde d’autoflagellation), mais de transformer élégamment une faiblesse en force. Le fond importe moins que la forme : cohérence et honnêteté sont de mise, personne n’est parfait (heureusement pour tout le monde !).
Et si par hasard vous aviez prévu des vacances pile au moment de la prise de poste, pas la peine de l’annoncer d’entrée de jeu. Ce type de sujet peut donner au recruteur la sensation que vous posez déjà vos conditions sans même avoir fait vos preuves. Mieux vaut en discuter à la toute fin du processus, quand la confiance s’est installée.
Enfin, la question classique sur la promotion ou l’évolution rapide dans l’entreprise peut donner l’impression que vous essayez de griller les étapes. Pire, cela peut laisser penser que le poste ne vous intéresse pas vraiment. Préférez donc interroger sobrement sur les opportunités d’évolution à moyen ou long terme : vous vous projetez sans précipiter les choses.
Conclusion : la langue, ça se prépare aussi !
Vous l’aurez compris : réussir son entretien d’embauche, c’est une affaire de mots, mais aussi d’attitude. Fuyez les critiques contre vos anciens employeurs, préparez minutieusement vos questions, et sachez mettre en avant vos lacunes intelligemment. Évitez aussi de parler vacances ou promotion dès le D-Day : chaque chose en son temps !
Un dernier conseil ? Soyez vous-même, préparé, et diplomate. Parfois, tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de répondre peut éviter bien des maladresses. Bonne chance !

Matteo Calteau est un auteur chevronné sur alloemploi.fr, un site dédié à l’emploi, à l’entrepreneuriat et au monde de l’entreprise. Il partage des conseils pointus et des analyses pratiques pour guider les professionnels dans leur carrière et leurs projets business. Passionné par le développement et la réussite professionnelle, il offre des contenus clairs et inspirants pour tous.
