La retraite n’est plus une fin : “je revis comme à 20 ans” témoignent-ils

La retraite n’est plus une fin : “je revis comme à 20 ans” témoignent-ils
la retraite n est plus une fin je revis comme a 20 ans temoignent ils

La retraite : délivrance ou nouvelle jeunesse ? Pour certains, elle signe l’arrêt de la vie active et l’entrée dans le repos… mais pour d’autres, c’est le début d’une aventure bien plus intense. Ici, un témoignage vibrant nous plonge dans ce qu’on pourrait appeler une « troisième jeunesse » – où s’émerveiller redevient un art de vivre et où l’on savoure la liberté comme à vingt ans.

Des années de labeur à la renaissance

Après plus de 172 trimestres passés à travailler, éduquer, courir sans relâche pour installer ses enfants « sur les rails de leur vie », notre témoin accueille la retraite comme un cadeau inespéré. Fini la tête dans le guidon, les horaires quasi-militaires et leurs cohortes d’obligations. Au placard, les plannings étouffants et le stress. Mais la bascule n’est pas instantanée : il aura fallu trois ans – oui, trois longues années ! – pour réussir à effacer ces vieux réflexes et trouver le souffle nouveau, celui de la vie au ralenti.

Changer de décor, repenser son espace de vie : cela ne se fait pas en un claquement de doigts. C’est tout un art de se réapproprier ses journées vides d’engagements, de composer sans hiérarchie ni responsabilités, de savourer une rente fixe – aussi rassurante que la soupe de grand-mère – coulant jusqu’à la fin des jours.

L’art de flâner et de savourer les instants

La retraite, dit-on, serait synonyme de repos, voire d’isolement, voire de cloître. Ici, c’est tout le contraire : recueillement, ressourcement, émerveillement! Ce n’est plus la quête du toujours-plus, c’est l’exploration du « maintenant », du « aujourd’hui », après tant d’années à jongler entre les euros, les horaires et les mots de passe.

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Autrefois, partir en randonnée ou s’accorder une pause lecture suffisait. Désormais, notre témoin s’initie à l’art – périlleux pour certains – de flâner, d’observer le ciel, de contempler la nature. Vieillesse ? Non, pas question ! « Tu es vieille quand tu es grabataire ! » entend-on, mais la mémoire qui flanche parfois est désormais une source de douceur et d’humour, plutôt que de panique. La plénitude s’installe, singulière et délicieuse.

Bien dans son corps et engagée, sans pression

Évidemment, quelques rappels à l’ordre du côté du corps – articulations, aigreurs d’estomac, hypertension (ah, les joies du compteur biologique…) – viennent rappeler que, comme disent les aînés, mieux vaut prévenir que guérir. Les offres de bilans de santé pleuvent via les mutuelles, on s’essaye à la gymnastique douce, on part en cure thermale deux fois l’an. Bref, la vigilance s’impose, mais la marge de manœuvre est belle.

  • Participation à la vie associative : le bénévolat ouvre la porte à une connaissance nouvelle de soi, sans contraintes ni concurrence sociale, entre égalité et gentillesse décomplexée.
  • Conseil partagé : rester en forme, physiquement et mentalement, car la solitude peut rendre les choses plus difficiles. Autant anticiper !
  • D’après les expériences recueillies, le corps suit la cadence jusqu’à 90-95 ans… Ensuite, il y aurait la « salle d’embarquement pour l’envol », formule poétique s’il en est.

La saveur irremplaçable de l’instant présent

La retraite, c’est aussi une immersion dans la joie pure : voir grandir son petit-fils, ressentir – de la tête aux orteils – la plénitude nouvelle d’une main d’enfant dans la sienne. Escapades en gare, sur les quais du métro, balades en tram : ces petits plaisirs deviennent une fête pour les deux, ponctuée de chouquettes et de frites à l’heure du déjeuner. Vivre l’instant, tout simplement, et retrouver un équilibre précieux.

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Pour composer avec les doutes ou le tumulte ambiant (médias, bruit des rues), l’organisation est de mise. Une heure de radio et de journaux, puis place à la musique. Les lieux déserts, silencieux, comme les musées ou les lieux de culte, deviennent des refuges. La contemplation prend alors le relais de l’action. Derrière soi, la vie active ; devant, la vie contemplative. On découvre un espace-temps tout neuf, parallèle, jusque-là ignoré.

Savourer le silence – celui du premier confinement notamment –, méditer devant les tableaux d’un passé ancien, se sentir aspirée vers l’universel : tout cela colore désormais le quotidien, loin de la solitude redoutée.

Qui n’a jamais rêvé, comme la Mona Lisa face à nous, de sortir du cadre, déambuler pieds nus dans « le temple magique » du Louvre, goûter les saveurs terrestres, contempler le ciel de Paris étoilé ? Mais, finalement, revenir à sa pose et sourire encore…

Conclusion : Repartir à 20 ans… en mieux ! La retraite, loin d’être une fin, évoque ici une parenthèse enchantée. On s’y autorise le lâcher-prise, l’émerveillement enfantin, l’écoute de soi, mais aussi l’engagement apaisé. Un équilibre entre douceur, découverte et rythme choisi. Voilà le secret : ne rien attendre, et tout savourer. Après tout, à chaque âge, sa jeunesse…

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