Patrons de SARL : ces nouvelles obligations qui risquent de tout changer

Patrons de SARL : ces nouvelles obligations qui risquent de tout changer
patrons de sarl ces nouvelles obligations qui risquent de tout changer

Patrons de SARL, tenez-vous prêts : les cartes de vos obligations RH ont été rebattues ! Désormais, impossible de faire l’autruche : la loi sur l’emploi des seniors du 15 octobre 2025 change sérieusement la donne. On vous propose un tour d’horizon vivant et sans langue de bois de ces nouvelles règles qui concernent chaque dirigeant et chaque salarié. Ne rougissez pas, on est tous dans le même bateau !

Du vieil « entretien professionnel » à l’ère du « parcours professionnel » : pourquoi ce bouleversement ?

Mettez au placard l’ancien « entretien professionnel obligatoire » à réaliser tous les deux ans ! Place à « l’entretien de parcours professionnel », avec une périodicité à géométrie variable et, surtout, un contenu dépoussiéré. Ce lifting statutaire est la réponse directe à deux grands textes : l’accord national interprofessionnel du 25 juin 2025 et la fameuse loi sur l’emploi des seniors du 15 octobre 2025. Le mot d’ordre ? Faire de l’entretien un outil IN-CON-TOUR-NABLE dans votre gestion de carrière.

Concrètement, l’entretien de parcours professionnel ne se limite plus à un rendez-vous tous les deux ans pour discuter CPF et VAE entre deux cafés. Il s’inscrit désormais dans un schéma de carrière pensé à long terme : entretien à mi-parcours dans l’année des 45 ans et entretien sénior, dans les deux ans précédant le 60e anniversaire du salarié. L’objectif est clair : accompagner chaque étape clé du parcours professionnel, sans laisser personne sur le quai de la gare.

Nouvelles règles du jeu : ce qui change (et ce qu’il ne faut surtout pas rater)

  • Périodicité repensée : L’état des lieux récapitulatif, autrefois fixé tous les six ans, doit dorénavant être organisé tous les huit ans. Le premier bilan peut se tenir sept ans après l’entretien de la première année d’embauche.
  • Conditions d’organisation revues : L’entretien n’est plus systématique après une longue absence (maladie, congé parental…). Il n’a lieu que si le salarié n’a pas eu d’entretien de parcours professionnel dans les douze mois précédant sa reprise.
  • Risques renforcés pour l’employeur : Si cet état des lieux n’est pas réalisé dans les délais, gare à l’abondement correctif du compte personnel de formation (CPF), que l’employeur devra financer en cas de manquement.
  • Accords collectifs sur mesure, mais… Les accords de branche ou d’entreprise peuvent prévoir des modalités différentes, mais impossible d’aller au-delà de quatre ans entre chaque entretien professionnel, sous peine de tourner la page du Code du travail !
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Des entretiens vraiment utiles : contenu et objectifs modernisés

L’entretien de parcours professionnel n’est pas qu’une formalité à noircir sur un planning : c’est un véritable moment d’échange stratégique. Voici ce qu’il doit couvrir :

  • Compétences et emploi actuel : Un examen détaillé des compétences développées par le salarié et de leur place dans l’entreprise, avec une réflexion sur leur évolution potentielle au gré des transformations internes.
  • Parcours et perspectives : Un regard sur l’ensemble du parcours professionnel du salarié, mis en perspective avec les évolutions des métiers et les perspectives d’emploi dans la structure.
  • Souhaits d’évolution : Exploration libre des envies pro de votre collaborateur pouvant mener à une reconversion, un Projet de Transition Professionnelle (PTP), un bilan de compétences ou une Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).
  • Besoins en formation : Repérage fin des besoins immédiats, anticipatifs — ou strictement personnels — en matière de formation. Certains prédiront que ce point fera fureur lors du prochain pot du vendredi.
  • Information sur les dispositifs : Obligation d’informer sur la façon d’activer le CPF, de le compléter financièrement si besoin, et de guider le salarié vers le Conseil en Évolution Professionnelle (CEP).

À noter : l’entretien de parcours professionnel doit se tenir sous deux mois après la fameuse visite médicale de mi-carrière, programmée dans l’année des 45 ans (même pour le bleu qui fêtera bientôt son premier anniversaire dans l’entreprise !).

Petit rappel des autres nouveautés légales à ne pas manquer

  • Un nouvel entretien obligatoire spécifique doit être mené avec tout salarié dans les deux ans avant son 60e anniversaire. Les séniors ont droit à leur moment VIP !
  • Les entreprises (ou à défaut les branches) ayant déjà conclu un accord sur la périodicité des entretiens professionnels ont jusqu’au 1er octobre 2026 pour revoir leur copie et se conformer à la nouvelle loi.
  • Des précisions sont aussi apportées sur la différence de rémunération quand il existe un lien familial avec l’employeur, selon un arrêt de la Cour de Cassation du 9 avril 2025.
  • Nouvelles obligations d’informations à l’embauche et pour les contrats courts, en vigueur depuis novembre 2023.
  • Pour les allergiques à l’agenda, attention : en plus de toutes ces nouveautés, la période à venir s’annonce chargée côté jours fériés ! Fête du travail, Victoire 1945, Ascension, Lundi de Pentecôte… De quoi planifier ses entretiens en jonglant avec les ponts.
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Conclusion ? Patrons de SARL, ces évolutions législatives demandent de l’organisation et pas mal d’anticipation. Mais c’est aussi une formidable occasion de faire de l’entretien professionnel un vrai booster de carrière, et non un pensum de plus dans la pile des obligations. Alors, à vos agendas : vos salariés et le législateur veillent au grain !

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