“Personne ne veut rester” : le recrutement devient un cauchemar chez ce géant

“Personne ne veut rester” : le recrutement devient un cauchemar chez ce géant
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Personne ne veut rester : le recrutement devient un cauchemar chez ce géant

Voilà un scénario qui donnerait des sueurs froides à n’importe quel DRH : embaucher à la chaîne, mais voir ses salariés partir (presque) aussi vite qu’ils sont arrivés. Eh bien, c’est précisément le triste spectacle auquel assiste Amazon, pourtant champion incontesté de la logistique robotisée. Mais aussi perfectionnée que soit la machine, il y a une chose que les robots n’ont pas encore su faire : remplacer totalement l’être humain (ni le café à la pause, ni la blague sur la météo du matin, soyons honnêtes !).

Des robots partout, mais les humains indispensables… et épuisés

Amazon a beau avoir truffé ses entrepôts de robots, il reste (heureusement ou non, selon le point de vue) une irréductible nécessité de main-d’œuvre humaine pour assurer le bon fonctionnement de ses opérations. Mais selon un document interne révélé le 17 juin 2022 par le site Recode, le géant américain du commerce en ligne pourrait bien faire face à une énorme pénurie de travailleurs dans ses entrepôts. Oui, oui, chez Amazon, le recrutement devient un casse-tête comme un meuble suédois sans notice.

Et les causes, pas besoin de sortir la loupe d’Hercule Poirot, ne manquent pas : Amazon croule sous les reproches. On l’accuse pêle-mêle de maltraiter ses salariés, de nuire à l’environnement, de détruire des emplois, de vendre de la contrefaçon ou encore de se débarrasser un peu brutalement des invendus. Un cocktail qui ne donne pas envie de s’endormir sur ses lauriers…

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Des conditions de travail qui font fuir les salariés

Pour comprendre pourquoi il devient presque héroïque de tenir plus de quelques mois chez Amazon, il suffit d’écouter les employés du secteur logistique qui se plaignent massivement de leurs conditions de travail dans les entrepôts. Entre salaires qualifiés de « ridicules », charge de travail jugée excessive et sentiment d’être traqués dans un environnement dégradant, difficile de s’enflammer à l’idée de rejoindre les rangs.

D’ailleurs, certains vont jusqu’à comparer les préparateurs de commandes aux « nouveaux mineurs ». Leur mission ? Rassembler les produits de chaque colis à travers tout l’entrepôt – en courant, s’il vous plaît – pour permettre l’expédition dans les temps. Pas étonnant qu’en moyenne, un salarié d’entrepôt ne reste que huit petits mois avant de plier bagage ou d’abandonner son poste. Pas certain que le tee-shirt « I ❤️ Amazon » soit bien porté à la cafétéria.

Le spectre d’une pénurie nationale… et des régions déjà à sec

L’analyse du rapport relayé par Recode est claire comme de l’eau de roche :

  • Si Amazon continue comme si de rien n’était, il pourrait avoir vidé tout le vivier de main-d’œuvre disponible dans ses entrepôts américains d’ici 2024.
  • Certaines régions, comme l’Inland Empire en Californie et Phoenix en Arizona, sont déjà en rupture sèche. Pour ces territoires, dès la fin 2021, il n’y avait plus de « réserves d’employés » à puiser !

Quelles sont les raisons de ce désamour ?

  • Un taux de chômage au plus bas dans tout le pays.
  • La crise sanitaire, qui a rebattu les cartes sur le marché du travail.
  • La concurrence grandissante d’autres entreprises.
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La situation est d’autant plus préoccupante que la main-d’œuvre d’Amazon – plus d’un million de personnes tout de même – est essentielle pour assurer la vente en ligne et les livraisons ultra-rapides du service Amazon Prime. Si la tendance ne s’inverse pas, la promesse de recevoir sa commande « dès demain » pourrait bientôt appartenir au passé…

Quelles issues alors pour la firme de Jeff Bezos ?

Chez Amazon, plusieurs solutions seraient apparemment déjà à l’étude (même si le rapport ne précise pas lesquelles, suspens insoutenable !). Mais si on devait glisser un conseil ultra-original à Jeff Bezos : il serait peut-être temps d’ouvrir grand les yeux sur la question des conditions de travail qui poussent les salariés à fuir plus vite qu’un paquet livré express. À ce rythme, même avec tous les robots du monde, pas sûr que la géante machine continue à tourner !

En attendant, espérons que ce cri d’alarme serve (enfin) de réveil-matin. Ou qu’un jour, ce soit la pause-café qui dure huit mois chez Amazon, et non la durée moyenne d’un contrat…

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