Un jeune sur deux prêt à quitter son job : faut-il s’inquiéter ?

Un jeune sur deux prêt à quitter son job : faut-il s’inquiéter ?
un jeune sur deux pret a quitter son job faut il s inquieter

Fraîchement diplômé ou bientôt quadra, qui n’a jamais rêvé de faire ses valises un beau matin en laissant derrière lui badge, Tupperware et open space ? S’il fallait un signal fort, il vient d’arriver : un jeune actif sur deux envisagerait de quitter son emploi prochainement. Doit-on monter sur la table ou simplement relativiser ? Décryptage d’un phénomène qui passionne autant les machines à café que les DRH…

Un vent de changement chez les moins de 35 ans

L’envie d’aller voir ailleurs n’est plus tabou, surtout chez les jeunes. D’après une récente enquête publiée le 25 novembre par iCIMS (qui connaît son affaire en matière de recrutement) et réalisée par OpinionWay, la bougeotte au travail est bien réelle. Sur les 1000 Français interrogés, 36 % des salariés avouent vouloir changer d’entreprise dans les mois qui viennent. Mais attendez la suite : ce chiffre explose à 51 % chez les moins de 35 ans ! Vous pensiez la jeune génération indécise ? Elle serait surtout décidée à joindre le geste à la parole.

Faut-il s’en inquiéter ? Pas forcément, car le malaise n’est pas généralisé. Même avec ces velléités de départ, les salariés français affichent une mine globalement satisfaite. 73 % d’entre eux se disent tout simplement heureux dans leur poste. Comme quoi, le changement peut aussi rimer avec optimisme – quitte à garder un pied dans la porte de sortie.

Entre prudence et soif de nouvelles aventures

Rester ou partir, telle est donc la question qui agite les cerveaux professionnels en ce moment. Malgré ce désir d’autres horizons, une large majorité (72 %) garde la tête froide et estime que le contexte économique n’est pas idéal pour sauter le pas. Les Français, lucides sur la situation parfois tendue du marché du travail, savent jongler entre envie de nouveautés et sens des réalités. Comme le souligne Amandine Reitz, Directrice des ressources humaines Europe d’iCIMS : « Les résultats montrent un équilibre entre prudence et volonté d’évolution. Les Français sont globalement satisfaits, mais restent attentifs aux opportunités pouvant améliorer leur trajectoire professionnelle. »

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À l’heure des incertitudes économiques, c’est loin d’être anodin. On ne plaque pas tout sur un coup de tête… mais on garde tout de même un œil ouvert pour la bonne opportunité.

L’IA, meilleure amie ou machine suspecte ?

Autre point marquant de l’étude : l’intelligence artificielle s’invite dans le recrutement… et elle ne fait pas l’unanimité. Selon les chiffres récoltés, 40 % des actifs français voient l’IA comme un allié pour trouver un emploi qui leur colle à la peau. Mais ce taux fond à seulement 26 % chez les plus de 50 ans, alors que 58 % des moins de 35 ans sont convaincus que l’IA peut leur faciliter la vie lors de leur recherche d’emploi.

Voilà une fracture générationnelle bien nette ! Pour les jeunes, l’IA est synonyme d’efficacité, de gain de temps et peut-être aussi d’un soupçon d’espoir que le robot déniche enfin LE job parfait. En revanche, les profils expérimentés regardent ces outils d’un œil prudent et ont besoin d’accompagnement pour mieux en saisir les atouts. Amandine Reitz précise : « L’étude confirme que l’IA est perçue comme un soutien par les jeunes générations, qui y voient un levier d’efficacité. À l’inverse, les profils plus expérimentés se montrent plus prudents, ce qui traduit un besoin d’accompagnement et de pédagogie dans l’usage de ces outils. »

  • 40 % de tous âges pensent que l’IA peut aider à trouver un emploi adapté.
  • 26 % des 50 ans et plus partagent cette conviction.
  • 58 % des moins de 35 ans voient l’IA comme un atout dans leur recherche.

Recrutement : la dimension humaine plébiscitée par tous (ou presque)

L’humain, une denrée rare ? Pas pour tout le monde, mais presque. Selon l’étude, 56 % des actifs français jugent « très important » de maintenir un contact humain durant tout le processus de recrutement. Dans le détail, 47 % des 18-24 ans et 44 % des 25-34 ans s’en préoccupent autant, des chiffres qui montrent que même la génération digitalisée n’est pas complètement robotisée (ouf !). Plus surprenant, 47 % attachent une grande importance à la compréhension de leur CV, proportion qui grimpe à 53 % chez les 18-24 ans. L’écoute et la reconnaissance restent des attentes fortes – même quand l’algorithme sourit.

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Amandine Reitz conclut sans détour : « Les recruteurs doivent aujourd’hui adapter leurs pratiques pour répondre à la fois aux candidats attachés à une relation humaine et à ceux qui privilégient une expérience rapide, digitalisée et transparente. »

  • 56 % veulent garder le contact humain durant le recrutement.
  • 53 % des jeunes (18-24 ans) tiennent à la bonne compréhension de leur parcours.

En résumé : la jeunesse bouge, les actifs restent vigilants, l’IA divise… et l’humain a encore la cote. Si vous rêvez d’ailleurs, rassurez-vous, vous n’êtes pas seuls : un sur deux partage vos envies. Et sinon ? Parfois, il suffit d’une pause sourire (ou café) pour retrouver l’équilibre entre envie d’évolution et prudence. La meilleure façon, en somme, d’avancer dans le grand jeu du travail sans perdre le nord ni le moral.

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