Vous pensiez qu’un entretien d’embauche, c’était juste une aimable discussion autour d’un café tiède et d’une poignée de main crispée ? Hélas, même si l’ambiance s’y prête, la partie se joue sur un terrain semé d’embûches ! Spécialiste du recrutement, Bonnie Dilber, forte de son bagage entre ONG, éducation et monde de la tech, révèle qu’il y a trois confidences à bannir si vous ne voulez pas voir vos chances de décrocher le poste partir en fumée. Restez avec nous pour découvrir comment éviter ces pièges… et garder la main sur vos atouts !
Première gaffe à éviter : Remuer le passé… ou plutôt ses déboires
On est tous tentés d’expliquer nos parcours, parfois même d’étaler avec sincérité les écueils rencontrés dans nos anciens emplois ou lors de notre recherche d’emploi. Or, Bonnie Dilber met en garde : évoquer des problèmes passés, des managers compliqués ou un marché de l’emploi impitoyable peut braquer les recruteurs. Pourquoi ? Parce qu’ils se demandent tout de suite si la difficulté ne vient pas (un peu) de vous…
- Était-ce vraiment un environnement toxique ou une question de performance ?
- Le manager était-il si difficile ou y avait-il un souci de votre côté ?
- Est-ce le marché ou une recherche mal menée ?
Pour éviter que ces questions parasites ne germent, tournez la conversation vers l’avenir. Montrez ce qui vous motive pour ce poste et ce que vous voulez y accomplir. Pourquoi ne pas dire par exemple : « Je cherche la bonne opportunité, et ce poste m’attire particulièrement car mes compétences en planification d’événements virtuels, acquises au cours des dernières années, seraient un atout ici. » Ou encore, soulignez votre soif d’apprentissage, votre enthousiasme à l’idée de rejoindre une équipe inspirante et de progresser sous une bonne direction. Bref, du positif, du futur et surtout, des résultats !
Deuxième sujet qui fâche : Les projets personnels (vacances, santé, parentalité…)
Légalement, les recruteurs ne peuvent pas vous éliminer à cause de vos futurs congés, de vos besoins médicaux ou de votre situation familiale. Mais l’experte est claire : en première phase d’entretien, annoncer d’entrée de jeu un congé parental, un besoin d’adaptation médicale, ou des vacances antérieurement prévues… c’est risquer de créer (même involontairement !) un biais défavorable dans l’esprit du recruteur.
- Le risque : l’employeur va opter pour un autre candidat évitant « la gestion de cas ».
- Le bon moment : seulement en fin de processus, une fois votre valeur prouvée.
- La bonne approche : attendez l’étape de l’offre pour discuter adaptation ou aménagement.
Convaincue de votre potentiel et de votre valeur ajoutée, l’équipe sera beaucoup plus encline à composer avec vos impératifs personnels. C’est là l’art d’être stratégique sans rien cacher… mais en révélant au moment opportun.
Troisième maladresse : Vouloir d’abord les avantages (au lieu du poste)
Qui n’a jamais été tenté, dès le premier échange, de poser LA question fatidique sur le salaire, les tickets resto, le télétravail et les congés en illimité ? Bonne idée : attendez avant de foncer ! Selon Bonnie Dilber, montrer trop d’intérêt pour la rémunération ou le confort du poste risque de faire passer le message que vous êtes plus motivé par le package que par la mission elle-même.
- Ne donnez pas l’impression de rechercher avant tout votre zone de confort.
- Mettez en avant les missions qui vous enthousiasment.
- Soulignez votre envie de contribuer aux objectifs de l’entreprise.
- Expliquez en quoi vos compétences bénéficient à l’équipe.
Là encore, la clé est de transmettre votre envie de jouer un vrai rôle, d’impacter les projets, de progresser… Plutôt que de courir après les avantages, faites pétiller votre motivation pour la fonction !
En résumé : Ce qu’il faut vraiment partager… et taire
Un entretien, c’est autant une question de fond qu’une affaire de forme. Préférez toujours :
- Mettre vos qualités, vos compétences et votre motivation en avant : c’est ce que retiennent les recruteurs !
- Rester discret sur les détails négatifs de votre parcours, même s’ils ont forgé votre expérience.
- Faire preuve de stratégie sur vos besoins spécifiques ou congés, et là, le timing est tout.
- Valoriser ce que vous pouvez apporter à l’entreprise, pas seulement ce que vous espérez en retirer.
Adopter ces réflexes vous permettra de décrocher plus facilement l’entretien gagnant, en inspirant confiance et fiabilité. Souvenez-vous : chaque mot compte. Selon Bonnie Dilber, la priorité absolue reste de démontrer que votre moteur, c’est d’apporter une vraie contribution au sein de l’équipe. Alors, prêt à sortir du lot en entrevue, sans vous tirer une balle dans le pied ? Foncez, mais n’oubliez pas de garder vos meilleures confidences pour la bonne étape !