Voici pourquoi choisir cette période précise peut tout changer pour votre retraite

Voici pourquoi choisir cette période précise peut tout changer pour votre retraite
voici pourquoi choisir cette periode precise peut tout changer pour votre retraite

Halte-là ! Vous songez à prendre bientôt votre retraite ? Avant de brûler votre réveil matin ou de jeter vos dossiers à la mer, il y a une étape cruciale à soigner : bien choisir la date de votre départ. Oui, vous avez bien lu. Une seule petite case du calendrier peut changer toute la donne, booster votre pension et même vous épargner de fastidieuses acrobaties avec le fisc. Voici comment cette période précise peut tout changer… et pourquoi il serait dommage de s’en priver !

Pourquoi la date compte (autant que la recette de votre gâteau préféré)

Valider le jour tant rêvé de votre départ à la retraite, c’est fixer le point de bascule vers une nouvelle vie – émouvante, trépidante… ou carrément flippante selon les tempéraments ! Mais peu importe votre état d’esprit, il y a un détail à ne pas bâcler : la date exacte. Au menu des bénéfices, rien de moins que :

  • un allongement possible de votre durée d’assurance (pour ceux qui aiment les records !)
  • une pension de retraite améliorée
  • la possibilité très réelle d’alléger sa facture fiscale l’année du départ

En somme, bien caler son départ, ce n’est pas du pinaillage, c’est tout simplement stratégique. Mais pourquoi donc ?

Le casse-tête des trimestres : attention à la dernière année !

Petit rappel utile : normalement, valider un trimestre c’est travailler l’équivalent de 150 fois le Smic horaire. Même si vous ne tenez pas plus d’un mois sur le pont, cette somme suffit à obtenir un trimestre. Sur une année complète, quatre trimestres maximum peuvent être validés. Facile, non ?

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Sauf… la dernière année ! Là, la machine se grippe : seuls les trimestres civils comptent. Pour valider un trimestre, il faut occuper son poste (ou son écran) de janvier à mars. Deux trimestres ? Jusqu’à fin juin. Trois jusqu’à septembre… Et pour valider quatre trimestres, il faut se hisser vaillamment jusqu’à la fin décembre. Ce n’est pas tout :

  • Partir au 1er septembre ne vous donnera que deux trimestres validés pour l’année (jusqu’à fin juin). Les heures d’été n’y changeront rien, dommage pour le bronzage !
  • Travailler jusqu’à fin septembre et partir au 1er octobre vous offre un trimestre bonus. Résultat ? Une surcote de 1,25 % sur votre pension, à vie !

À l’inverse, partir trop tôt peut entraîner une décote (chaque trimestre manquant coûte 1,25 % de moins sur votre pension). Moralité : parfois, décaler d’un mois change vraiment tout.

Votre dernier salaire compte-t-il pour la retraite ? Spoiler : pas si vite…

Autre règle déroutante : vos derniers mois de salaire ne sont pas systématiquement pris en compte dans le calcul de votre pension de base. Pour établir votre pension, on retient en fait le salaire moyen annuel de vos 25 meilleures années. Or, l’année du départ est souvent une des plus avantageuses (vive l’expérience !).

Sauf que – clou du spectacle – votre dernière année ne sera retenue… que si vous la passez entièrement au travail. Concrètement, pour que vos revenus de l’année soient considérés, il faut partir au 1er janvier de l’année suivante. Exemple : vous pouvez prétendre à la retraite au 1er juillet 2024 ? Attendre le 1er janvier 2025 permettra à vos salaires 2024 de peser dans le calcul de la pension… et même de grappiller une surcote de 2,5 % si vous validez deux trimestres supplémentaires en restant jusqu’au bout.

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Attention au sprint fiscal de fin d’année

On ne s’en doute pas toujours, mais la date choisie peut aussi transformer la douce fête de la retraite en coup de bambou fiscal. Pourquoi ?

  • En partant fin décembre, les principaux revenus (solde de tout compte, congés non pris, indemnité de départ, etc.) tombent sur la fiche de paie de novembre. Bilan : un revenu annuel qui grimpe en flèche, une imposition qui suit.
  • Résultat tristement possible : vous risquez de changer de tranche et de voir vos impôts s’envoler.
  • Astuce : décaler la date au début de l’année suivante allège la facture fiscale. Par exemple au 1er février, vos revenus imposables baissent (le passage en retraite réduit la moyenne de 25 % environ), et votre solde de tout compte, moins chargé, est moins douloureux.

Alors, un départ au 1er février et non au 1er décembre, cela fait toute la différence…

Et si vous changez d’avis ? Pas de panique. Tant que votre dossier de retraite n’est pas clôturé, il est possible de revenir sur votre choix de date, simplement en contactant au plus vite votre conseiller retraite. Même après le versement de la première pension, vous disposez de deux mois pour demander une annulation.

En résumé : la date, c’est le détail qui change tout. Profitez-en pour partir à la retraite du bon pied (et avec le bon portefeuille) !

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