Vous pensiez que le Graal de l’entretien d’embauche se jouait uniquement sur la section « expériences » de votre CV ? Détrompez-vous : le détail inattendu qui peut tout changer, c’est… vous ! Ou, plus exactement, votre façon de parler, d’écouter, d’interagir. Découvrons pourquoi la communication, bien plus qu’une formalité, est la carte maîtresse pour faire décoller vos chances lors d’un entretien.
L’atout décisif au-delà du parcours : votre communication
On l’a tous déjà vécu : on arrive en entretien, dossier bien ficelé sous le bras, certifié, traversé, tamponné. Mais dans la pièce, le recruteur n’a pas l’air aussi hypnotisé par vos lignes de CV que vous l’espériez… Normal ! Comme le rappelle la source, décrocher un poste ne dépend pas essentiellement d’un parcours académique rectiligne ou d’un enchaînement irréprochable de missions. En réalité, la manière dont on s’exprime, dont on écoute, dont on entre en relation lors de l’entretien pèse aussi lourd (sinon plus !) que les compétences techniques pures.
C’est une petite révolution dans l’approche : aujourd’hui, les recruteurs veulent non seulement voir de belles cases cochées, mais aussi (et surtout) comprendre comment vos talents vont servir, très concrètement, l’entreprise. Et cela, il faut savoir le raconter, le montrer… Bref, le communiquer de façon claire, crédible et naturelle. C’est là que se joue la différence entre les candidats qui marquent les esprits et ceux qui se fondent dans la masse.
Supercommunicateur, mode d’emploi
Charles Duhigg, journaliste reconnu pour son travail sur la productivité et les mécanismes relationnels, en a fait un sujet de fond dans son ouvrage. Selon lui, ce qui fait de nous de bons communicateurs nous rend aussitôt attractifs en entretien d’embauche. Il a analysé les ficelles qui distinguent ceux qui arrivent à créer une connexion rapide (légendaire « feeling » tant recherché) avec un interlocuteur.
La principale embûche ? Le décalage préparation/spontanéité. Oui, réviser ses réponses, c’est très bien. Les déclamer telle une partition d’opéra bien rôdée, beaucoup moins. Les recruteurs ne sont pas du genre naïfs : ils savent que vous avez répété, que vous jouez (un peu) un rôle. Quand chaque phrase paraît calibrée au millimètre, le naturel s’étiole et la méfiance s’installe. Moins on fait confiance, moins on marque de points.
L’authenticité : osez montrer qui vous êtes vraiment
Bonne nouvelle pour tous ceux qui redoutent de ne pas réciter leur CV par cœur : montrer votre véritable manière de réfléchir offre aux employeurs un joli panel pour juger votre compatibilité avec leurs équipes. Faire preuve d’honnêteté, c’est valorisé ! Exemple emblématique : à la question fatale sur vos défauts, avouer sincèrement que vous êtes parfois stressé est nettement plus crédible que la vieille rengaine du « Je suis perfectionniste ».
L’entretien n’est pas une scène, c’est un échange. Et les meilleurs communicants, d’après Duhigg, ne se contentent pas de répondre : ils posent, eux aussi, beaucoup de questions. Pas celles que l’on trouve en deux clics sur le site de l’entreprise, non : des interrogations authentiques sur le parcours du recruteur, sa vision du métier, sur ce qui fait la spécificité de l’équipe ou la philosophie de travail. En osant cette curiosité (bien placée !), on prouve sa motivation et une vraie capacité à saisir les enjeux humains… au-delà d’un simple schéma d’organigramme.
- Adoptez une démarche aussi authentique que curieuse
- N’hésitez pas à montrer que vous écoutez et que vous vous intéressez réellement à votre interlocuteur
- Soyez honnête sur votre parcours et vos faiblesses : cela inspire confiance
Et le non-verbal dans tout ça ?
Rares sont les candidats qui pensent à la dimension muette de la communication. Pourtant, l’attitude, la posture, le regard, tous ces petits micro-gestes en disent long sur votre niveau d’attention (et d’intérêt) pour l’échange. Savoir s’aligner avec naturel sur l’énergie ou le rythme du recruteur – sans tomber dans la caricature ou la surenchère – permet d’installer une atmosphère plus fluide et propice à l’échange authentique.
En somme, maîtriser la « langue secrète » de la communication, c’est mettre à profit un détail inattendu, mais décisif, pour révéler une facette décisive de votre personnalité.
À retenir : dans l’arène de l’entretien, miser sur l’authenticité, la curiosité et la sincérité, c’est le combo gagnant pour obtenir enfin ce fameux « coup de cœur » du recruteur. Vos compétences sont importantes, mais votre capacité à tisser une vraie relation l’est tout autant ! Alors, prêt(e) à communiquer pour décrocher la victoire ?