Vous pensiez que tout se jouait sur votre expérience, votre sourire ultra-bright ou sur ces réponses millimétrées à force de répétitions face au miroir ? Nous avons une nouvelle qui pourrait bien chambouler vos plans : le jour précis de votre entretien d’embauche pourrait avoir un impact bien plus décisif sur votre avenir professionnel que vous ne l’imaginez. Oui, on parle de ce petit détail logistique qui passe souvent à la trappe, et qui, selon certains experts, peut faire pencher la balance de votre côté… ou pas.
Le poids insoupçonné du « timing » dans l’entretien
Il y a ceux qui peaufinent leur CV à l’encre d’or, qui s’échauffent aux questions pièges et choisissent leur chemise en fonction du Feng Shui. Mais, derrière la question du choix du jour pour passer un entretien d’embauche, se trame un enjeu bien plus stratégique et psychologique. L’énergie du recruteur, sa charge mentale, sa disponibilité : tout ça fluctue dangereusement au fil de la semaine. Et il se trouve qu’il existerait un jour particulièrement propice pour se présenter sous son meilleur jour.
Fondateur et PDG de l’agence Vibra Media, Richard Edwards en a vu défiler des candidats. Après des dizaines de recrutements, il livre une révélation à garder précieusement : pour maximiser ses chances, il vaut mieux cibler le mardi. « Ce choix de moment s’appuie sur une psychologie du travail fondamentale à laquelle la plupart des candidats ne pensent jamais », explique-t-il.
Pourquoi le mardi a-t-il la cote ?
Oubliez la superstition du vendredi ou la malédiction du lundi matin, la vraie question est : quel est l’état d’esprit de votre interlocuteur ? Selon Richard Edwards, le lundi est à proscrire à tout prix. Entre réunions interminables, urgences impromptues et cerveaux à moitié encore en week-end, même le plus brillant des candidats peut se retrouver englouti dans la cacophonie du début de semaine.
Mardi, le décor est tout autre :
- Les managers ont traités leurs tâches les plus urgentes.
- L’esprit est plus clair, l’énergie au beau fixe.
- Ils sont prêts à accorder l’attention requise à chaque entretien.
En somme, mardi rime avec concentration maximale du recruteur, un moment idéal pour briller.
Mercredi, croyez-le ou non, ce n’est pas mieux : les échéances qui se rapprochent et le stress qui monte à son apogée ne font pas bon ménage avec la sérénité dont vous rêvez. Quant au vendredi, ce n’est pas exagéré de parler du pire moment possible pour plaider votre cause. Même en offrant une prestation digne des Oscars, vous faites face à un recruteur dont le seul objectif est souvent de boucler sa semaine et de filer chez lui le plus vite possible.
Entre 10h et 14h : le Graal pour votre entretien !
D’accord, le mardi a la cote, mais quelle heure viser ? Là aussi, le timing joue à plein régime. Richard Edwards recommande de privilégier le créneau central de la journée, en particulier entre 10h et 14h. Un entretien programmé le mardi à 10h30 atteint ainsi un niveau optimal. Ce moment évite la fameuse « période de rattrapage des e-mails du matin » et prévient le coup de mou post-déjeuner qui guette tout manager dès 15h.
Au passage, voici ce qu’il vaut mieux éviter :
- Les entretiens très tôt le matin : votre énergie ne compense pas nécessairement le manque de réveil du recruteur !
- Les créneaux en fin d’après-midi : la fatigue et l’envie de clôturer les dossiers risquent d’éclipser vos talents.
Se pointer le mardi vers la fin de matinée ou en tout début d’après-midi, c’est donc jouer avec la fatigue décisionnelle au plus bas, pour un jugement plus lucide et moins expéditif.
Un choix stratégique, pas un détail
Beaucoup de candidats se focalisent sur la perfection de leur argumentaire et oublient l’essentiel : la psychologie de l’intervieweur. Les décisions d’embauche ne sont jamais prises dans le vide, loin de là. Elles sont dictées par l’humeur, le niveau d’énergie et même la disponibilité mentale du recruteur. En programmant votre entretien le mardi, vous empilez des chances de votre côté avant même d’entrer dans la pièce.
Richard Edwards l’a constaté : des candidats exceptionnels ont parfois été écartés, victimes du chaos du lundi ou d’un vendredi où l’esprit du jury était déjà en week-end. Dès que vous avez le choix, battez-vous pour ce mardi matin ou début d’après-midi, ces moments où vous pourrez donner le meilleur de vous-même sans bataille inutile contre le calendrier de votre interlocuteur.
Conseil pratique : la prochaine fois que vous recevez une invitation, respirez avant de dire « oui » et négociez, si possible, ce fameux créneau. Car bien programmer son entretien, c’est déjà faire un pas de géant vers l’emploi de ses rêves !