Ces 10 mots sur votre CV vous ferment des portes, découvrez lesquels éviter

Ces 10 mots sur votre CV vous ferment des portes, découvrez lesquels éviter
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Soigner son CV, c’est comme soigner sa tenue le jour d’un entretien : chaque détail compte, et certains choix anodins peuvent, sans qu’on s’en aperçoive, vous fermer la porte au nez. Détour d’horizon de ces mots et expressions qui ne font pas bonne impression… et risquent même de vous faire disparaître de la pile des postulants.

Des adjectifs galvaudés qui n’apportent rien

  • Motivé et dynamique : Deux mots qu’on retrouve sur neuf CV sur dix… et qui, finalement, ne servent qu’à occuper la place. Pour Fabrice Berger, Talent Acquisition Manager chez Proman, ces adjectifs sont attendus par défaut, et les préciser dans le CV n’impressionnera personne. D’après lui, ces qualités ne s’attestent qu’à travers des actes concrets, discutés en entretien. Bref, inutile de s’auto-congratuler, les mots valent moins que vos actions.
  • Créatif : Devenir l’exemple type du CV lambda, ce n’est pas très vendeur. Tout le monde, même le plus cartésien des comptables, semble soudainement créatif sur le papier. Fabrice Berger recommande donc de prouver sa créativité avec un cas concret, un résultat marquant, plutôt qu’en se contentant de le proclamer. Un CV vaut bien mieux, dès la première ligne, qu’un slogan publicitaire !

Le jargon, l’excès de technique… et la tentation d’en faire trop

  • Acronymes et jargon : Après des années dans la même entreprise ou le même secteur, on finit par parler (presque) une langue secrète. Petit souci : le recruteur en face de vous n’est peut-être pas initié. Fabrice Berger invite à éviter d’assommer le lecteur avec des abréviations incompréhensibles pour le non-spécialiste. À dose homéopathique seulement, sauf à vouloir perdre le lecteur en route.
  • Responsable de projet transverse/Sens des responsabilités : Se proclamer responsable, c’est bien. Le prouver, c’est mieux. Les appellations pompeuses ou floues sont moins précieuses pour le recruteur que des résultats chiffrés, qui parlent d’eux-mêmes. Exemple (à reprendre sans modération) : « J’ai managé une équipe de 10 personnes ayant généré X milliers d’euros de chiffres d’affaires en Y mois ».
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Des informations « honnêtes », mais contre-productives

  • Sans emploi : La réalité, ce n’est malheureusement pas toujours vendeur. Mieux vaut éviter ce label dans le titre du CV. Préférez un intitulé valorisant, qui met en avant vos compétences ou votre spécialisation (« Directeur financier – Trilingue français, anglais, chinois » fonctionne bien mieux que « Sans emploi » written large). Même remarque pour « en reconversion », à réserver à l’entretien.
  • Centres d’intérêt bateaux : Qui n’a pas inscrit « lecture » ou « voyages » sur son CV ? Mais à moins que vous n’ayez escaladé l’Everest en solitaire ou dévoré la littérature russe du sol au plafond, le recruteur ne lèvera pas un sourcil. À réserver uniquement si ce hobby illustre une facette utile pour le poste (pratique sportive de haut niveau, engagement associatif…). En revanche, la mention d’une appartenance politique ou religieuse est à proscrire, pour rester dans la zone neutre et professionnelle.

Ce qui peut vite faire fuir : prétentions salariales, langues (mal) évaluées, et auto-évaluations douteuses

  • Pretentions salariales : Sauf si l’annonce l’exige expressément, évoquer votre salaire espéré dans le CV s’apparente à une prise de risque inutile. Rien de tel pour ne jamais passer l’étape suivante, si vos attentes dépassent le budget. Pire, cela peut donner une impression de motivation purement matérielle, ce qui ne fait rêver aucun employeur.
  • Anglais courant : Encore une expression floue. Pour être crédible (et précis), on indique plutôt son niveau selon des référentiels reconnus (A1 à C2 du CECR, notes TOEFL ou TOEIC). Sinon, c’est votre interlocuteur anglophone qui risque fort de vous mettre à l’épreuve… bien avant l’entretien !
  • Disponibilité des références : Mentionner que « Références sur demande » sur votre CV ne fait pas l’unanimité. Certains recruteurs s’en passent, d’autres y voient un signe de transparence… mais aucune obligation. Surtout, ne publiez pas les coordonnées de vos référents : c’est considéré comme un impair !
  • Auto-évaluation de soft skills : Les petites étoiles ou notes sur 5 qui fleurissent à côté de « leadership » ou « autonomie » ne sont pas forcément bien perçues. Fabrice Berger rappelle que si cette évaluation n’est pas adossée à un référentiel reconnu (comme AssessFirst), elle n’a, pour le recruteur, aucun sens. Alors, à proscrire… sauf bon test à la clé !
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En résumé, mieux vaut miser sur la preuve concrète que la déclaration solennelle. Votre CV doit révéler des faits, des chiffres, des réalisations, et non des promesses ou des adjectifs vides. Le reste ? Rien n’empêche de le réserver à l’entretien, pour apporter une touche personnelle et montrer ce que vous valez, en vrai. Car après tout, entre être « motivé »… et en convaincre un recruteur, il y a un monde !

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