Détester son travail : voici les dégâts invisibles que subit vraiment votre corps

Détester son travail : voici les dégâts invisibles que subit vraiment votre corps
detester son travail voici les degats invisibles que subit vraiment votre corps

Qui n’a jamais rêvé de tout plaquer après une réunion interminable ou devant une boîte mail au bord de l’implosion ? Si détester son boulot semble être une malédiction moderne, ce ressentiment ne se limite pas, hélas, à quelques soupirs à la pause café. En réalité, votre corps encaisse bien plus que vous ne l’imaginez. Voici pourquoi votre job toxique agit comme un ninja de l’ombre sur votre santé.

Quand le boulot empoisonne (littéralement) la vie

On croit parfois que quelques mauvais jours au travail, ça finit par passer – et puis on relativise en se disant qu’on a au moins le café et quelques collègues sympas. Mais selon Jeffrey Pfeffer, professeur à Stanford, la question est loin d’être anodine : un management de mauvaise qualité est responsable de 8% des frais de santé annuels aux États-Unis et causerait jusqu’à 120 000 décès supplémentaires chaque année. Ça calme, non ?

Un boulot néfaste ne se contente donc pas de gâcher vos dîners du dimanche soir : il peut ruiner la mécanique la plus précieuse de votre existence. « On commence souvent par nous parler d’insomnies », explique la psychologue Monique Reynolds. Esprit qui tourne en boucle, sommeil haché, réveils nocturnes hantés par les listes de tâches… Une ou deux mauvaises nuits, passe encore, mais si le problème devient chronique, c’est probablement la sonnette d’alarme d’un stress professionnel qui fait des ravages.

Les dégâts invisibles : du cerveau aux intestins, il n’y a qu’un pas

  • Tensions musculaires et migraines : Lorsque votre esprit assimile votre bureau à une arène de gladiateurs, vos muscles se crispent. Raideurs dans le cou, la mâchoire serrée façon crocodile, migraines tenaces… La psychologie américaine confirme le lien entre environnement anxiogène et maux physiques.
  • Hypervigilance et anxiété : Un emploi toxique vous garde en alerte permanente, prêt à dégainer au moindre excès de votre chef ou d’un collègue désagréable. C’est la fête à l’adrénaline ! Malheureusement, sur la durée, ce mode « sur le qui-vive » abîme le système nerveux.
  • Immunité en berne : Votre système de défense n’aime pas le stress chronique. Si vous collectionnez les rhumes comme d’autres collectionnent les mugs, c’est peut-être le signe que votre job affaiblit silencieusement vos défenses naturelles.
  • Bouleversements digestifs : Ballonnements, indigestions, constipation… Le stress dérègle votre absorption alimentaire et chamboule votre flore intestinale. Le lien cerveau-intestin est tel que les maux de ventre du dimanche soir (ou du lundi matin…) font partie intégrante du cercle vicieux.
  • Santé mentale malmenée : Déjà anxieux de nature ? Un environnement délétère peut faire franchir le seuil clinique. L’injustice – un chef qui vous ignore, des collègues qui plagient vos idées – constitue un poison émotionnel. Selon E. Kevin Kelloway, l’impression d’être traité de façon indigne attaque quelque chose de fondamental en nous.
  • Désir en mode pause : Vie de couple en berne ? Selon l’Association américaine de psychologie, jongler entre stress professionnel, obligations personnelles et finances peut grignoter la libido (chez l’homme, le stress chronique fait chuter la testostérone). Pour ressentir de l’excitation, il faut se détendre un minimum… et avoir le temps !
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Le cercle vicieux de l’épuisement et de la compensation

Un emploi qui draine votre énergie ne fait pas qu’absorber votre entrain : il crée un cycle infernal. Trop fatigué d’avoir trop travaillé, on se remet à travailler parce qu’on se sent épuisé. Le cortisol, cette charmante hormone du stress chronique, augmente la sensation de faim (vive les envies irrépressibles de sucre !), alors que l’adrénaline, en mode survie, coupe tout à la digestion jusqu’à ce que vous craquiez devant un paquet de gâteaux. Attention, se jeter sur le sucré pour étouffer ses émotions de stress est une mauvaise piste santé… difficile à éviter quand tout part de travers.

Reprendre la main sur sa santé : des pistes concrètes

  • Accordez-vous des pauses. Quittez votre poste, voyez du monde, méditez, bougez : votre système nerveux a besoin d’air pour éviter d’accumuler des dommages à long terme.
  • Contrôlez vos perceptions négatives. La thérapie cognitive rappelle que notre pensée influence nos émotions. Sans tout plaquer, on peut apprendre à agir sur ce qui dépend de nous et pratiquer la pleine conscience pour éviter de ruminer les mauvais moments.
  • Osez partir. Quand les conditions deviennent invivables (horaires à rallonge, autonomie zéro, précarité…), il faut parfois cesser de soigner les symptômes et s’attaquer au problème de fond.

En somme, détester son travail, ce n’est pas juste râler le lundi. C’est risquer de trinquer, silencieusement, sur tous les plans. Prenez-le au sérieux : votre santé n’a pas de prix – pas même celui d’un salaire !

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