Héritage : voici les 3 erreurs qui déchirent tant de familles

Héritage : voici les 3 erreurs qui déchirent tant de familles
heritage voici les 3 erreurs qui dechirent tant de familles

L’héritage, ce moment où la famille devrait se serrer les coudes… et où elle finit parfois par se crêper le chignon sur un service à vaisselle ou une maison de famille ! Loin d’être réservé aux grandes fortunes, le règlement d’une succession fait sortir du bois bien des non-dits. Préparez-vous : il n’est jamais trop tôt pour comprendre pourquoi l’héritage déchire tant de familles… et comment éviter de transformer la réunion chez le notaire en épisode de série dramatique.

Un héritage, mille occasions de s’écharper

Passé le chagrin après la perte d’un parent, il arrive que des tensions surgissent entre frères et sœurs, cousins et cousines, parfois même entre neveux, nièces, et autres membres de la famille élargie. Peu importe la somme en jeu : pourquoi ces querelles ? Comme l’explique Damien Guéguen, notaire à Rennes et porte-voix à la Chambre des notaires d’Ille-et-Vilaine, la succession est un sol fertile pour les conflits. Et cela n’a rien d’anecdotique !

On compte jusqu’à 22% de Français qui déclarent avoir déjà connu des disputes d’héritage selon un sondage BVA de 2011. Une statistique qui fait frémir et relativiser la fréquence du problème. « C’est récurrent », prévient Damien Guéguen. Le notaire pointe du doigt les ingrédients habituels :

  • Les petites remarques pleines d’ironie ou de rancœur du passé
  • La jalousie, bien sûr, souvent héritée de décennies de rivalités fraternelles
  • Le besoin de reconnaissance, ce moteur silencieux qui peut déraper
  • Des appréciations très différentes de la situation de départ
  • Et, naturellement, la valeur sentimentale ou financière d’un bien qui varie selon chacun
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Résultat : l’attachement que l’on porte à la maison de famille, aux souvenirs, ou le souvenir des liens différents tissés avec chacun des parents, ne facilite jamais les calculs. Pour pimenter l’affaire, chaque héritier arrive avec ses propres besoins financiers, qui, magie de la vie, ne coïncident pas toujours avec ceux de sa fratrie…

Trois erreurs qui allument la mèche

Certaines erreurs se répètent et allument les feux de la discorde :

  • Ne pas anticiper le règlement : La survenue du décès du deuxième parent, celui qui soude encore la fratrie, est fréquemment le déclencheur. C’est à ce moment que l’on ressort le vieux refrain des injustices accumulées : « Tu as fait des études plus longues, tu as été plus aidé que moi », « Ils t’ont payé ton permis, pas le mien », etc… Le passé ressurgit et, avec lui, sa cargaison de reproches.
  • Laisser planer le silence : En France, imaginer la suite après la disparition d’un parent reste un sujet tabou, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’argent. Pourtant, comme le souligne Me Guéguen, il est essentiel d’être transparent quant à ses intentions et à ses décisions.
  • Manquer de clarté dans les décisions : Faire un geste pour un membre de la famille sans l’expliquer, c’est ouvrir la porte à tous les fantasmes ou malentendus. Quand un parent aide un de ses enfants à acheter une maison ou souscrit une assurance vie pour un proche handicapé, mieux vaut jouer franc jeu pour éviter que l’un se sente lésé et ne soupçonne le favoritisme.

Le rôle clé de la communication (et un peu de courage !)

Pour éviter que l’héritage ne devienne un champ de bataille, Damien Guéguen n’a qu’un seul mot d’ordre : la transparence. Il insiste : « Quand j’agis pour un héritier (un fils, une cousine, des neveux et nièces) par rapport à un autre, il faut le dire pour éviter tout fantasme laissant à penser que l’un ou l’autre a été lésé. »

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Le notaire illustre concrètement ce principe :

  • « Je vais souscrire une assurance vie pour ton frère handicapé »
  • « Je vais avancer une somme d’argent pour aider ta sœur à acheter sa maison »
  • « Je te lègue cette maison car tu y allais souvent »

La recette tient donc à peu de choses, mais encore faut-il oser briser le tabou. Car ni la jalousie, ni les besoins variés, ni le silence n’aboutissent jamais à un partage serein.

En conclusion : vers un héritage apaisé ?

Heureusement, tout n’est pas toujours noir : certaines familles se ressoudent même dans l’adversité. Pourtant, mieux vaut prévenir que subir. Si l’on devait retenir un conseil simple : décider en toute clarté et expliquer ses choix. Plus facile à dire qu’à faire, mais le jeu en vaut la chandelle pour éviter la transformation de la salle à manger familiale… en champ de bataille. Parlons-en donc, pour que l’héritage redevienne un lien plutôt que l’objet de division !

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