Si vous pensez que la quête du job d’ingénieur se résume à envoyer des CV en masse, détrompez-vous : il y a une élite dont la spécialité est d’obtenir des contrats avant même de franchir la porte de l’entretien. Découvrons qui sont ces dix profils d’ingénieurs ultra-prisés, ce qu’ils font et, avouons-le, combien ils gagnent à faire tourner l’économie.
La galaxie des ingénieurs : un univers aussi riche que varié
En France, le paysage des études d’ingénieur est d’une diversité impressionnante. Pas moins de 200 écoles accréditées offraient, dès septembre 2016, autant de formations différentes. Agriculture, transports, électronique, informatique, mécanique… et j’en passe : les domaines qui recrutent des ingénieurs ne manquent pas. Pour savoir quels profils font chavirer le cœur des recruteurs, une analyse de plus de 10 000 offres diffusées sur Cadremploi éclaire notre lanterne.
Les 10 ingénieurs qui raflent (presque) tout sur leur passage
- Ingénieur travaux : Spécialiste de la construction, il orchestre l’ensemble des étapes d’un chantier, niveau bac + 5 en poche. Le salaire de départ ? Autour de 2 700 € bruts mensuels. Fin de carrière : jusqu’à 7 850 € bruts, de quoi voir venir.
- Ingénieur méthode : Très recherché dans l’industrie (aéronautique, équipement industriel), il analyse et planifie les moyens de production lors de la conception d’un produit. Pour les novices (bac + 5), on démarre au-dessus de 2 500 € bruts chaque mois.
- Ingénieur qualité : Dans tous types d’industries, il définit et organise les procédures de contrôle qualité. Son diplôme ? Bac + 5, évidemment. Pour un débutant, la rémunération tourne autour de 35 000 € bruts annuels.
- Ingénieur de production : Proche de la fabrique, il veille à la fabrication, organise, maintient, gère la logistique et l’approvisionnement, particulièrement dans l’équipement industriel, l’agroalimentaire ou les services informatiques. La paie d’entrée oscille autour de 2 500 € bruts mensuels, avec un salaire moyen supérieur à 52 000 € bruts par an.
- Responsable industrialisation produit : Il développe, améliore et adapte les procédés de production, attentif aux innovations et nouvelles matières. Actif en mécanique, électronique… Sa rémunération varie de 3 700 € à 5 800 € bruts mensuels, soit environ 4 750 € en moyenne.
- Ingénieur études-prix : Spécialiste du BTP, il chiffre, planifie et anticipe tout pour que les projets de construction restent dans les clous (budgétaires). Les débutants gagnent en moyenne 38 000 € bruts par an, et la profession culmine autour de 52 000 € bruts d’enveloppe annuelle.
- Ingénieur conseil ou expert en ingénierie industrielle : Il peut exercer sur site industriel ou dans des sociétés de conseil spécialisées. Premier salaire variant entre 2 500 € et 3 300 € bruts mensuels.
- Ingénieur de maintenance industrielle : Gardien du bon fonctionnement machines et équipements, il veille à la sécurité et à la régularité. Le salaire à l’embauche se situe entre 32 000 € et 40 000 € bruts par an.
- Ingénieur en mécanique : Dans l’industrie ou les bureaux d’études, il élabore nouveaux produits, conçoit pièces, mène essais techniques. Diplômé en génie mécanique ou master mention mécanique, son salaire commence autour de 2 600 € bruts, pouvant atteindre 3 400 € par mois dans les grands groupes.
- Ingénieur système : Maître des matériels et logiciels, il optimise, sécurise, et adapte l’outil informatique pour que tout roule. Diplômé d’ingénierie ou d’un master informatique / réseaux, il débute vers 35 000 € bruts par an.
Diversité des secteurs : une armée de profils pour tous les besoins
Les ingénieurs n’ont pas fini de surprendre par la multiplicité de leurs terrains de jeu. Du site de production industriel au chantier de construction, en passant par le bureau d’études et les sociétés de conseil, il y a une niche et un besoin pour chaque spécialité. Certaines filières, comme l’aéronautique, l’agroalimentaire, ou encore les services informatiques, sont particulièrement friandes de ces profils. Le point commun ? Le solide bagage (bac + 5, souvent), mais surtout une double compétence : la technique alliée à la gestion de projets, à la réactivité et à la capacité d’adaptation.
Le mot de la fin : l’ingénieur, un pari quasi sûr pour l’avenir
Que vous penchiez pour le chantier ou le conseil en réseau, un constat s’impose : la variété des métiers d’ingénieur n’a d’égal que la diversité des secteurs qui les chassent. Les salaires, dès la sortie d’école, sont particulièrement attractifs, surtout pour celles et ceux prêts à conjuguer expertise et sens de l’organisation. Alors, si vous réfléchissez encore à votre orientation, avouez qu’il y a pire comme choix de carrière !

Matteo Calteau est un auteur chevronné sur alloemploi.fr, un site dédié à l’emploi, à l’entrepreneuriat et au monde de l’entreprise. Il partage des conseils pointus et des analyses pratiques pour guider les professionnels dans leur carrière et leurs projets business. Passionné par le développement et la réussite professionnelle, il offre des contenus clairs et inspirants pour tous.
