J’ai tout quitté : son astuce imparable pour convaincre en entretien d’embauche
Le grand saut de la reconversion : un phénomène (quasi) ordinaire
Quitter un poste, changer de vie professionnelle, se lancer dans l’inconnu… Voilà un scénario qui n’a plus rien d’exceptionnel ! Aujourd’hui, 47% des actifs français se trouvent en reconversion ou envisagent de l’être. Cela fait du monde à la rame dans le bateau du changement ! Il suffit de taper « reconversion » dans un moteur de recherche pour dérouler des kilomètres d’articles, conseils et portraits inspirants : de la banque à l’assurance, de trader à boulangère, voire à la viticulture ou l’entrepreneuriat…
Mais attention ! Il existe plusieurs façons de se réinventer. Ce n’est pas la même chose de changer de poste, d’expertise ou de secteur, et la démarche est différente selon qu’on a 30 ou 50 ans, rappelle Gisèle Szczyglak, executive coach. Et si, il y a dix ans, la stabilité primait, notre époque célèbre désormais l’agilité, la curiosité d’apprendre, l’adaptation. Bref, il y a du bon vent pour les audacieux, mais encore faut-il savoir se présenter sous son meilleur jour lors de l’entretien d’embauche.
Dresser le bilan : vos savoirs comme tremplin
Avant d’aller affronter le super boss (ou sa doublette RH), Gisèle Szczyglak conseille de faire son propre inventaire :
- Le savoir (vos connaissances, diplômes… tout ce qui fait joli sur le CV)
- Le savoir-faire (vos compétences techniques, la matière de votre quotidien pro)
- Et surtout, le savoir-être (les fameuses « soft skills » dont raffole le monde moderne)
Ce ménage de printemps vous aidera à poser les bases de ce que vous pouvez transférer dans votre nouveau métier. Il ne s’agit pas de faire table rase du passé, mais bien de bâtir des ponts solides pour justifier la cohérence de votre démarche. Montrez que votre parcours garde tout son sens, du point A au point B !
Raconter son histoire sans subir : acteur de son changement
Changement de cap ? Oui. Mais pas question de jouer la victime d’un système ou d’un concours de circonstances. Expliquez simplement votre cheminement, comme un héros des temps modernes : « J’ai rencontré des difficultés, mais j’ai toujours su rebondir. » Vous n’êtes pas là pour expier une faute, mais bien pour montrer que vous êtes acteur de votre parcours.
Prenez un exemple cité : une femme qui s’est éloignée du marché du travail pour s’occuper de son foyer. Elle peut revendiquer cette parenthèse, parler de ce que cela lui a apporté (expérience associative, nouveaux centres d’intérêt), puis de sa motivation à réinvestir sa vie professionnelle. Il s’agit toujours de transformer chaque « trou » apparent en atout lumineux.
En entretien, dites aussi ce qui vous attire ici et maintenant : la volonté d’apprendre, de vous renouveler grâce à l’accompagnement de l’entreprise. Il s’agit de rassurer sur vos atouts : vous vous connaissez, vous assumez vos choix et vous êtes déterminé à avancer. Voilà qui est rassurant – et vendeur !
- Repérez les mots clés du poste visé (comme « force de proposition ») et tissez-les subtilement dans votre discours. Astuce imparable pour marquer l’esprit du recruteur !
Se préparer… pour mieux improviser (si, si !)
On ne part pas tête baissée à l’entretien. Préparez votre discours, écrivez-le, puis testez-le à l’oral. Surveillez les mots fragiles (« euh », « petite mission », « on m’a donné… ») et boostez votre assertion : « J’ai saisi l’opportunité » tape toujours plus fort que « On m’a donné l’opportunité ». Choisissez la simplicité, le direct, et incarner votre parole (pas question de reculer sur la chaise en disant « je vais de l’avant » !).
Un conseil précieux aussi : attention au complexe de la transparence ! Votre objectif n’est pas de tout dire, ni de vous mettre à nu devant le recruteur. Gardez une distance, un jardin secret, soyez lisible sans être un livre ouvert. Ce n’est pas une séance de psy : vous souhaitez être embauché pour ce que vous faites, pas pour ce que vous êtes au fond de vous.
Et face aux questions-pièges ou au recruteur qui insiste sur le négatif ? Restez aligné avec vous-même. Ne laissez personne vous entraîner dans une communication à laquelle vous n’adhérez pas. Rappelez-vous : un entretien est un échange entre personnes, pas un interrogatoire.
En conclusion : le bon cap, c’est le vôtre !
Ne laissez jamais un entretien bouleverser votre confiance personnelle. Si ça passe, tant mieux ! Si ce n’est pas le cas, ce sera un entraînement de plus. Faites-vous cette promesse : privilégiez toujours votre santé mentale et écoutez votre intuition. Après tout, le vrai pouvoir de la reconversion, c’est de décider du cap… et de garder la main sur la barre, pas vrai ?

Matteo Calteau est un auteur chevronné sur alloemploi.fr, un site dédié à l’emploi, à l’entrepreneuriat et au monde de l’entreprise. Il partage des conseils pointus et des analyses pratiques pour guider les professionnels dans leur carrière et leurs projets business. Passionné par le développement et la réussite professionnelle, il offre des contenus clairs et inspirants pour tous.
