Ne calculez plus votre salaire de référence sans connaître cette méthode méconnue

Ne calculez plus votre salaire de référence sans connaître cette méthode méconnue
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Arrêtez tout ! Avant de sortir la calculette et de vous lancer dans des additions sans fin pour estimer votre futur salaire de référence, il y a une méthode méconnue (et officielle !) que vous devez absolument connaître. Croyez-moi, que votre rêve de retraite rime avec farniente ou aventure, mieux vaut maîtriser ces règles pour ne pas tomber de votre chaise lors de la découverte du montant final…

Le calcul du salaire annuel moyen : le secret des 25 meilleures années

Premier scoop : pour calculer votre Salaire Annuel Moyen (ou SAM, pour les intimes), la Caisse de retraite ne choisit pas au hasard parmi vos bulletins de paie. Elle se réfère tout simplement à vos années professionnelles les plus lucratives. Mais attention, elle a ses propres critères !

  • Pour tous les assurés nés à compter de 1948, sont retenues les 25 années où vous avez gagné le plus.
  • Pour les générations précédentes, la période de référence était plus courte, allant de 10 à 24 ans selon l’année de naissance. Eh oui, c’était mieux avant — ou pas, selon vos revenus d’enfance !

Pour retrouver rapidement ces fameuses années ? Votre relevé de carrière, consultable sur le site de l’Assurance Retraite, vous dévoile chaque année cotisée et les salaires enregistrés. Un peu de curiosité, un soupçon de surlignage (virtuels ou réels), additionnez les 25 plus hauts montants, divisez par 25 et hop : vous obtiendrez votre fameux SAM. (Attention, seules les années cotisées, sans « rachat de trimestres » ou année de départ à la retraite, sont prises en compte.)

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Le plafond de la Sécurité sociale, ce coupeur de tête des hauts salaires

Vous pensiez que vos années fastes allaient booster votre retraite ? Minute papillon. Les salaires bruts sont écrêtés : ils ne sont valorisés que dans la limite du plafond de la Sécurité sociale applicable à chaque année. Si votre rémunération dépassait ce plafond certains millésimes, tant pis : l’excédent ne comptera pas pour la retraite de base.

Cet écrêtement s’applique année par année, et non sur le total des années. Et pour clore le suspense, les montants retenus sont bien souvent inférieurs à ce que vous avez réellement perçu. Votre relevé de carrière en témoigne : il affiche les salaires « plafonnés » que la caisse prend en compte.

À temps plein ou partiel : impact de votre parcours professionnel

Pas toujours simple de jongler entre carrière, vie familiale et autres aventures personnelles… Résultat, il est possible que parmi vos 25 meilleures années, certaines aient été effectuées à temps partiel. Mauvaise nouvelle : cela joue fortement sur votre moyenne.

Cependant, il y a une limite : seules sont retenues les années où votre salaire valide au moins un trimestre d’assurance. Les années sans validation suffisante ne sont tout simplement pas comptées.

Et si vous n’avez pas travaillé 25 ans pleins ? Aucun souci, la caisse de retraite retient le maximum d’années trouvées où vous avez « cotisé » suffisamment. Par exemple, si vous n’avez à votre compteur que 20 années valides, la moyenne sera calculée sur ces 20 années-là (hors années trop maigres pour un trimestre).

  • Les salaires sont revalorisés selon les coefficients de l’année de départ à la retraite.
  • Après cette revalorisation, on prend par ordre décroissant les meilleures années… jusqu’à épuisement du quota (25 pour les nés à compter de 1948).
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Changer la donne ? Du passé au présent, une méthode qui a évolué

Avant 1994, c’était le jackpot (ou presque) : le SAM s’établissait sur les 10 meilleures années de votre carrière, soit, en général, vos toutes dernières années de travail — souvent les mieux payées. Mais la donne a changé. Depuis, la période de référence a progressivement allongé jusqu’à 25 ans. Les personnes nées après 1947 sont donc soumises à la formule des « 25 meilleures années ». Evidemment, plus d’années signifie aussi plus de chances d’intégrer des périodes moins fastes ou des temps partiels — et donc une baisse moyenne inévitable.

Un exemple tiré des dossiers pour illustrer : Martine, née en 1952, compte 15 années pleines à temps complet, une pause de 3 ans pour élever sa fille, puis 10 années à mi-temps. Sur ses 25 meilleures années, la Caisse retiendra donc 15 à temps complet et… 10 à mi-temps. Le résultat ? Un impact négatif très sensible sur son salaire moyen — l’arithmétique ne fait pas de sentiment.

En conclusion : ne restez pas dans le flou et prenez en main votre relevé de carrière ! Relever vos meilleures années (celles avec vos plus hauts revenus plafonnés), savoir quelles années pourraient être laissées de côté, comprendre l’effet du temps partiel : voilà des infos clés pour anticiper votre retraite en toute transparence. Une bonne maîtrise du sujet peut même éviter quelques surprises et, qui sait, adoucir un peu le passage à la vie de retraité…

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