On ne devient pas psychothérapeute par hasard : révélations sur leur salaire choquant
Imaginez un métier où l’on écoute, l’on rassure, l’on accompagne, parfois l’on secoue gentiment – tout ça, dans l’ombre, derrière un fauteuil confortable. Le psychothérapeute est ce sherpa discret de notre santé mentale, rôle exigeant où l’on n’arrive jamais par simple effet du hasard. Mais si l’envie de vous allonger sur leur divan vous titille, mieux vaut savoir à quoi vous attendre côté tarifs… et c’est là que le choc survient parfois !
Psychothérapeute : qui es-tu vraiment ?
Selon la Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse (FF2P), la mission du psychothérapeute est de traiter « les troubles psychologiques, sociaux et psychosomatiques ». Quant au Syndicat National des Praticiens en Psychothérapie (SNPPSY), il précise que ce professionnel s’attaque aux difficultés psychologiques, comportementales, sexuelles ou d’origine psychosomatique « par le moyen du psychisme ».
Mais attention, tout le monde ne peut pas se revendiquer psychothérapeute ! L’usage du titre est strictement réservé aux inscrits du registre national, après validation d’une formation en psychopathologie clinique (merci la loi du 8 juin 2010 !). Christine Guérin, hypnothérapeute, rappelle que là où le titre de « psychopraticien » flottouille dans un flou artistique, le « psychothérapeute » est réglementé :
- Les psychothérapeutes sont spécialisés dans les troubles mentaux par voie psychologique
- Les thérapeutes ciblent habituellement une méthode précise (hypnose, sophrologie, art-thérapie, etc.), voire une pathologie spécifique, tandis que les psychologues prennent de la hauteur sur le psychisme dans sa globalité
D’ailleurs, des psychiatres de renom intègrent eux aussi progressivement des méthodes telles que l’hypnose dans leur arsenal pour les cas complexes.
Pourquoi consulter ? Quand passer le cap ?
La distinction entre psychologue et psychothérapeute n’est pas toujours limpide, mais le point commun reste une certitude : les raisons de consulter sont variées et souvent impérieuses. Selon Christine Guérin :
- Symptômes dépressifs
- Stress chronique
- Épreuves de la vie, comportements addictifs
- Difficultés relationnelles, troubles de l’humeur
- Sentiment de décalage… Parce que chacun a son mal-être bien à lui
La métaphore est parlante : une jambe cassée file illico à l’hôpital, alors pourquoi attendre pour les blessures psychiques ? En cas de symptômes dépressifs lourds, la consultation du médecin généraliste ou du psychiatre (les seuls habilités à prescrire des médicaments) s’impose, mais le travail psychologique trouve sa place une fois l’aspect médical engagé. Ensuite, le psychothérapeute guide le patient à mieux se connaître et à évoluer en conscience. Le thérapeute, lui, s’attelle aux symptômes et priorise des résultats concrets à court terme.
Méthodes et démarches : vous avez le choix !
Christine Guérin compare le psychothérapeute à un guide de montagne : il indique des itinéraires sûrs, mais c’est le client qui progresse à son rythme (et n’a jamais l’obligation d’avancer). À chaque personnalité correspond une approche, et même là, trois grandes « vagues » se distinguent :
- La première vague psychanalytique : axée sur la parole libre et l’exploration de soi en profondeur. Durée ? Souvent des années. « Pourquoi je vais mal ? » est la question-fil rouge.
- La deuxième vague : psychologie positive et Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC), pour comprendre ses schémas et passer à l’action concrètement. Un objectif en tête, une quinzaine de séances réparties sur quelques mois.
- La troisième vague : née d’un savant mélange science/ancestral, avec la pleine conscience, l’hypnose ou les « mouvements oculaires » contre les traumas. Les thérapies sont ici généralement plus brèves, souvent moins de dix séances sur quelques semaines.
Quelle thérapie choisir ? Celle qui VOUS convient, tout simplement. La confiance avec son thérapeute prime. Osez tester et changer si le courant ne passe pas !
Tarifs et remboursements : un ascenseur émotionnel
Voici enfin le passage que tout le monde attend (parfois en transpirant…) : combien ça coûte tout ça ? Première info : les tarifs des psychothérapeutes ne sont pas encadrés – chacun fait sa note, ou presque :
- En dehors des grandes métropoles : entre 50 et 90 euros la séance
- Dans les grands centres urbains : comptez 80 à 120 euros, voire plus si affinités et célébrité du praticien
- Certaines « stars » affichent des tarifs stratosphériques sans plafond
Côté remboursement, toutes les séances ne sont pas logées à la même enseigne :
- Consultations chez un médecin : prises en charge par la Sécurité Sociale
- Parcours en CMP (Centres Médicaux Psychologiques) ou dans les hôpitaux de jour : pris en charge, mais patience nécessaire à cause des listes d’attente
- Pour les étudiants : des « chèques Psy » sont accessibles via leur service de santé, sous conditions
- Certaines mutuelles proposent des remboursements partiels pour un nombre fixé de séances : à vérifier selon votre contrat et la spécialité exercée
Conclusion : investir dans sa santé mentale a un prix… parfois déroutant ! Celui qui accompagne sur le sentier du mieux-être, du soulagement de la souffrance, mérite d’être choisi avec attention. Nul n’est condamné à rester immobile : testez, explorez et, si besoin, changez de guide jusqu’à trouver celui qui vous ressemble. La santé mentale n’attend pas, et chaque pas compte… pour vous, et votre portefeuille. Courage, la montagne n’est pas si haute quand on est bien accompagné !