Postulent à des emplois avec des deepfakes : les recruteurs tombent des nues

Postulent à des emplois avec des deepfakes : les recruteurs tombent des nues
postulent a des emplois avec des deepfakes les recruteurs tombent des nues

Depuis peu, les recruteurs américains ont de quoi tomber de leur chaise (virtuelle) : les entretiens d’embauche à distance ne sont plus seulement l’occasion de trier les candidatures, mais aussi de jouer à « Où est Charlie ? » version deepfake… avec, en guest-star, le FBI qui tire la sonnette d’alarme !

Le FBI s’alarme : des deepfakes dans les visios d’embauche

C’est officiel, le phénomène ne relève plus de la science-fiction. La police fédérale américaine signale une vague inquiétante d’utilisation de deepfakes lors d’entretiens d’embauche à distance aux États-Unis. Eh oui, le monde du travail, déjà transformé par les visioconférences, doit maintenant surveiller la frontière floue entre réalité et trucage numérique.

Les plaintes reçues mettent le doigt sur l’usurpation ou l’imitation de la voix, doublée de synchronisations… disons perfectibles : les lèvres de la personne à l’écran semblent parfois mener leur propre vie tandis que la voix, elle, poursuit son texte. Petit bonus sonore : éternuements, toux ou autres manifestations auditives peuvent survenir sans que rien ne bouge devant la caméra. Bref, le résultat n’est pas encore 100 % crédible… mais assez pour duper des recruteurs peu méfiants.

Comment les cybercriminels orchestrent-ils l’imposture ?

Les experts de TechCrunch détaillent la mécanique redoutable de ces fraudes. Tout commence par le vol d’identité d’un citoyen : nom, adresse, photos personnelles et informations sensibles tombent entre de mauvaises mains. Il n’en faut pas plus aux cybercriminels pour passer à l’action.

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À partir de quelques clichés glanés ici ou là, ils fabriquent une vidéo truquée où la victime s’exprime… ou mieux, ils se prêtent à l’exercice en direct, deepfake à l’appui, malgré des incohérences remarquables (merci, FBI, pour l’observation minutieuse !). Si le leurre passe inaperçu, ils peuvent réussir à franchir le seuil de l’entreprise : embauchés sous une identité usurpée, ils accèdent à ce qui les intéresse réellement.

Le but de la manœuvre : bien plus que recevoir un salaire

Pourquoi tant d’efforts ? Est-ce simplement pour décrocher un emploi « payé en dollars » alors qu’on réside à l’étranger ? Parfois, oui. Mais le FBI vise plus haut : il met surtout en garde contre les pirates cherchant l’accès à des données précieuses, invisibles de l’extérieur. Les postes ciblés donnent en effet accès à :

  • Des données de clients
  • Des données financières
  • Des bases de données informatiques d’entreprise
  • Des informations exclusives

Les motivations sont donc clairement orientées vers l’espionnage industriel ou la cybercriminalité. Candidats sincères et hackers sournois se retrouvent ainsi au coude-à-coude dans la salle d’attente numérique.

Deepfakes et IA : un défi croissant pour la cybersécurité

Ce n’est pas la première fois qu’on le dit : les deepfakes sont devenus un casse-tête pour la sécurité numérique. Cassandra Cross, chercheuse spécialisée dans la fraude sur Internet à l’Université de technologie du Queensland, appuie cette alarme. Selon elle, les cybercriminels ont adopté l’intelligence artificielle et les deepfakes pour manipuler leurs interlocuteurs et multiplier les arnaques, notamment celles dites « à la romance ».

Le constat est sans appel : le public résiste encore mal à ces manipulations de nouvelle génération. La frontière entre l’authentique et le fabriqué s’amenuise, et la capacité d’identifier un leurre devient essentielle.

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Conclusion : vigilance à tous les étages !

Détecter un deepfake lors d’un entretien ne relève plus de la paranoïa mais du réflexe vital. Mouvement des lèvres suspect, timing étrange entre son et image ? Ouvrez l’œil… et l’oreille !

Le FBI met en garde : la cybersécurité professionnelle est aujourd’hui menacée sur de nouveaux fronts. Aux entreprises de renforcer leurs vérifications et de former leurs recruteurs aux techniques d’imposture numérique. Candidats authentiques ou avatars malveillants, finie la routine tranquille des RH : la chasse aux faussaires du web ne fait que commencer.

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