Le recrutement dans le métavers : gadget high-tech ou vraie révolution RH ? Chez Carrefour, cette question ne fait pas l’unanimité, tant auprès du grand public que des candidats eux-mêmes. Retour sur ces entretiens d’embauche virtuels qui font discuter… beaucoup discuter !
Carrefour, pionnier prudent du Web3
- Le 1er février dernier, Carrefour se lance dans l’univers du Web3 : la firme achète une parcelle de terrain virtuel sur The Sandbox, moyennant 120 ethereums, soit environ 300 000 euros.
- Impressionnant sur le papier, ce terrain de 36 hectares équivaut à 150 hypermarchés de 2500 m² chacun.
- Mais dans la réalité virtuelle, surprise : le terrain reste désespérément vide, simplement orné d’un discret panneau Carrefour. Épatant… ou décevant ? L’achat ne semble avoir qu’un seul but : ne pas louper la vague technologique, aucune explication spécifique n’est donnée.
Un premier événement de recrutement… ailleurs que prévu
Après cette première incursion dans The Sandbox, trois mois passent et la fameuse parcelle virtuellement immense reste en friche. Plot twist : Carrefour ne donne pas suite sur cet espace mais préfère s’essayer à un tout autre métavers, Frame VR.
Une précision d’importance : contrairement à ce qui a pu être indiqué initialement, cette expérience de recrutement n’a pas eu lieu dans The Sandbox, mais bien sur Frame VR. Voilà pour la petite rectification, et pour tous ceux qui pensaient déjà envoyer leur CV à une parcelle fantôme, demi-tour !
Le show commence : séances de recrutement face à la mer (virtuelle)
- Au menu dans Frame VR : construction d’un grand complexe, palmiers plantés et plages dessinées à la souris… Le tout à savourer depuis Paris, mais face à l’océan virtuel !
- Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, entame la session avec panache : « Bonjour à toutes et à tous, je suis ravi de faire ces premiers pas dans le métavers avec vous et ravi de vous retrouver pour ce moment assez exceptionnel, » lance-t-il, tout sourire numérique. Exceptionnel, car ce moment est effectivement inédit : il s’agit du tout premier événement de recrutement Carrefour dans le métavers.
La cible ? Les jeunes data analysts et data scientists (ceux qui n’ont pas le vertige devant un dashboard de chiffres). Et Carrefour ne fait pas semblant : le groupe vise le recrutement de 3000 spécialistes de la donnée d’ici 2026. Autant dire que le marché du virtuel, c’est du sérieux.
Anecdote du jour à ressortir lors de vos prochains dîners : certains témoins racontent l’expérience, « Faire passer un entretien d’embauche face à la mer à Paris : je faisais aujourd’hui mes premiers pas dans le Metavers, sous les traits d’un drôle d’avatar… Carrefour innove, apprend, surprend ! » De quoi rendre jaloux les tourtereaux qui pensaient que Zoom avait tué le charme du recrutement.
Quand la communication rime avec innovation (ou presque)
Pour le département communication de Carrefour, c’est la belle affaire : non seulement l’opération attire l’attention sur la marque, mais elle permet d’afficher une appétence nouvelle pour la technologie et, peut-être, de se démarquer un brin de la concurrence. Qui peut se vanter de recruter sur la plage entre deux palmiers ?
Le choix du métavers pour le recrutement nourrit logiquement la conversation… et la polémique parmi les candidats. Entre ceux qui saluent la nouveauté et ceux qui s’interrogent sur la finalité de la démarche, les débats sont aussi âpres qu’une file d’attente à la caisse un samedi matin !
Faut-il alors voir dans ces entretiens virtuels une révolution du recrutement ou une simple vitrine techno ? Une chose est sûre : chez Carrefour, on n’a pas fini d’expérimenter. Et pour les candidats ? Reste à savoir si le job de rêve commence dans la vraie vie ou devant un palmier en pixels…