Ces trous dans votre CV pourraient vous faire décrocher le job rêvé

Ces trous dans votre CV pourraient vous faire décrocher le job rêvé
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Si vous pensiez que les « trous » dans un CV étaient synonymes de passage à la trappe, détrompez-vous ! Ils pourraient bien être, contre toute attente, la clé qui vous ouvrira la porte du job de vos rêves. Curieux ? Accrochez-vous, on remet les pendules à l’heure sur ces fameuses parenthèses professionnelles qui font parfois peur… à tort.

Les trous dans le CV : normalité ou anomalie ?

Les vies professionnelles ne sont plus des lignes droites impeccables (sauf dans certaines fictions des années 80, et encore…). Désormais, les parcours ressemblent plutôt à une ligne de métro un jour de grève : arrêts, redémarrages, bifurcations et parfois même boucle inattendue. Rechercher un emploi, partir se former, voyager, affronter un licenciement, prendre du temps pour ses enfants ou un proche ou tout simplement souffler… Les raisons d’une pause sont plurielles, parfois personnelles, et font aujourd’hui presque partie du paysage professionnel.

D’ailleurs, chez Fed Group, réponse franche d’Audrey Déléris : « C’est un problème si on considère que c’en est un ! ». Les recruteurs le voient donc de moins en moins comme une anomalie : ce qui compte, c’est avant tout la capacité à expliquer ces périodes avec clarté. Car ce sont nos explications qui font la différence, et non l’écart lui-même.

Assumer, le premier réflexe gagnant

Assumer son parcours sans détour, c’est déjà rassurer. Inutile de se liquéfier sur sa chaise et d’éviter le regard du recruteur : selon Audrey Déléris et Célia La Luna, il ne faut surtout pas avoir honte d’une pause non linéaire. Au contraire, parlez-en factuellement, simplement, droit dans les yeux. Que ce soit un road-trip en sac à dos ou une pause imposée par la vie, ce temps vous a transformé d’une manière ou d’une autre.

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Et tout le monde aime parler soft skills ! Prise de recul, formation, nouvelle compétence, « reset » mental, ou simple respiration… vous avez forcément appris quelque chose. Et, très important, mettez une touche finale positive : la motivation sincère à reprendre le travail est la cerise sur le gâteau.

  • Évitez d’en faire une montagne ou, à l’inverse, un détail expédié en deux phrases.
  • Restez sobre, honnête, précis sur le contexte, sans s’appesantir sur le douloureux ou enjoliver l’improbable.
  • L’idée : en tirer le meilleur pour la suite et projeter le recruteur vers l’avenir.

Concrètement, comment en parler : sur le CV et en entretien

Célia La Luna le conseille : toute période d’inactivité de plus de six mois mérite d’apparaître sur votre CV, mais de façon simple ! Il suffit d’indiquer ce que vous avez fait (congé parental, formation, soins à un proche, voyage…), avec les mois et années, et éventuellement une explication brève. Cela apaise la curiosité du recruteur (et votre conscience) dès la première lecture.

Quelques exemples ? Mentionnez « mai 2023 – janvier 2024 : pause parentale suite à l’arrivée de mon deuxième enfant ». Petit bonus LinkedIn : il existe même une page « Ma pause parentale » à rattacher à votre profil pour afficher clairement la couleur.

À l’entretien, même mantra : pas de mensonge ni d’enjolivure. N’hésitez pas à entrer dans le factuel, puis à avancer ce que vous avez retiré de ce moment. Ce n’est pas un piège tendu avec sadisme : le but, c’est de comprendre votre parcours, point. Préparez-vous à en parler sans pudeur excessive, ni larmes ni pirouettes : expliquez, valorisez, et recentrez sur votre envie de rebondir.

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Un conseil utile offert : si vous ne dramatisez pas l’écart… personne ne le dramatisera pour vous. Il ne faut pas tomber non plus dans la caricature du « c’était atroce, un bonheur ! ». Soyez vrai, voilà tout.

Changer le regard : les pauses, de vrais atouts sur la durée

Les recruteurs de Fed Group insistent : ils préfèrent juger sur les compétences, le mindset et la capacité à rebondir, plutôt que sur une chronologie sans accroc. Ce qui compte, c’est « comment » vous avez traversé cette parenthèse, et non « pourquoi » elle existe. Si un recruteur s’arrête uniquement aux trous, il se prive probablement d’un talent qui a évolué, grandi, appris d’une expérience hors norme.

Pour Sarah Connor (ou vous), l’avenir ne s’écrit pas toujours comme prévu, mais il se prépare. En clair :

  • Faites figurer ces pauses dans votre CV et assumez-les pleinement ;
  • Préparez une explication sincère et constructive pour l’entretien ;
  • Valorisez ce que vous en avez tiré, et n’ayez pas peur de tourner la page pour mieux écrire la suivante.

En conclusion : le plus dur, c’est souvent d’accepter soi-même cette parenthèse. Mais une fois assumée et valorisée, c’est elle qui, paradoxalement, peut vous distinguer. N’oubliez pas : tout parcours a sa logique, et le bon recruteur saura la voir.

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