Ils travaillent moins de 35 heures : ces métiers cachés qui étonnent tout le monde

Ils travaillent moins de 35 heures : ces métiers cachés qui étonnent tout le monde
ils travaillent moins de 35 heures ces metiers caches qui etonnent tout le monde

Ils travaillent moins de 35 heures : ces métiers cachés qui étonnent tout le monde

Non, tous les salariés n’attendent pas d’être à la retraite pour lever le pied sur les horaires ! De nombreux métiers, parfois insoupçonnés, affichent des emplois du temps bien plus légers que le sacrosaint plafond des 35 heures… tout en restant, pour certains, très bien rémunérés. Petit tour d’horizon, anecdotes à l’appui, de ces professions où le temps libre est presqu’un avantage contractuel.

Des horaires réduits, mais rarement sans contrepartie

Oubliez la « Semaine de 4 heures » vantée par Tim Ferriss. En France, l’expérimentation de nouveaux modèles de travail bat son plein, certains employeurs adaptant les horaires pour stimuler la productivité. Fini aussi le « Travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy, car de nouveaux métiers brouillent totalement les codes. Leur point commun ? Un temps de travail souvent inférieur à la moyenne nationale… sans sacrifier la fiche de paie !

Attention cependant : qui dit horaires légers ne rime pas toujours avec facilité. Certains de ces postes exigent un niveau de compétence ou une intensité dans la tâche peu accessible au commun des mortels. La sélection naturelle est parfois rude, et la légèreté des horaires cache parfois d’autres formes de pression.

Quand l’exception devient la règle : panorama de métiers insolites

  • Pilotes d’avion : Selon la législation européenne reprise dans le Code des Transports, un pilote ne peut pas dépasser 900 heures de vol par an, contre les 1 607 heures annuelles des 35 heures classiques. À Air France, c’est même seulement 650 heures de vol par an, selon Europe 1 et Capital. Il ne faut toutefois pas oublier tout le temps au sol : préparation des vols, calculs, astreintes… Le total « effectif » peut doubler au regard du nombre d’heures de vol, surtout sur le court/moyen-courrier. Mais, le job conserve un certain éclat : qui d’autre peut faire voyager autant tout en gardant du temps pour sa famille, ses hobbies ou… ses retards de vol ?
  • Contrôleurs aériens : Autre élite des cieux, les aiguilleurs du ciel affichent une moyenne de 32 heures par semaine, dont 8 heures de pause hebdomadaires à défalquer. Avec un salaire moyen de 7 000 euros brut par mois, difficile de se plaindre… sauf après une nuit blanche, dont la récupération s’accompagne de plusieurs jours de repos. Un métier à haute concentration, dans lequel « horaires réduites » ne rime pas avec « sieste au poste » !
  • Éboueurs : À Marseille, en 2017, la grève des éboueurs a révélé que certains salariés n’occupaient leur poste que « rarement quatre heures par jour », voire quittaient leur tournée à minuit alors qu’ils étaient payés jusqu’à 4 heures du matin. L’employeur Derichebour dénonçait la situation, le syndicat rappellera la variation quotidienne et dépendante du programme. Un métier à la temporalité flexible — et manifestement sujette à débat !
  • Mobilier national : Peu connue du grand public, cette institution qui meuble et rénove nos bâtiments officiels permet à ses salariés de travailler en moyenne 30 heures par semaine — tout en autorisant l’usage des ateliers pour des revenus personnels en prime. On pourrait presque parler d’un emploi d’exception à la française.
  • Musiciens de Radio France : Les musiciens des quatre formations musicales (Orchestre national, Philharmonique, Chœur et Maîtrise) travaillent en théorie 1 000 heures annuelles par accord collectif, soit près de moitié moins que les 35 heures. Sauf que, sur 325 personnes, seules 11 rempliraient ce quota officiel, selon la Cour des comptes. De quoi jouer des partitions… et des statistiques !
  • Fonctionnaires : On estime à 310 000 le nombre de fonctionnaires travaillant moins de 35 heures hebdomadaires, d’après l’Inspection générale des finances. Pour la majorité (190 000), ce n’est même pas lié à la pénibilité du travail. La question de l’équité des horaires dans le service public n’est visiblement pas qu’une légende urbaine.
  • Salariés de la MAIF : L’assureur militant tire son épingle du jeu avec seulement 1 540 heures travaillées par an, soit l’équivalent de 67 heures (presque deux semaines) de moins que les 35 heures classiques. Un équilibre travaillé entre temps de travail et rémunération.
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Moins d’heures, mais efficacité à la loupe

Attention à ne pas juger trop vite : une faible durée de travail ne se traduit pas toujours par une faible intensité ou une absence d’efficacité. La diversité des tâches, la nécessité de se former ou la pénibilité ponctuelle modifie la perception du temps réellement « travaillé ». Impossible donc de tout comparer — chaque secteur possède ses spécificités, ses contraintes, et il serait simpliste d’apprécier la valeur d’un métier à la seule jauge de l’horloge !

Conclusion : la révolution des horaires, un mirage ou une tendance durable ?

À l’heure où la flexibilité et le bien-être au travail deviennent des priorités sociétales, ces métiers aux horaires réduits font figure de précurseurs. S’ils suscitent parfois la jalousie ou l’incompréhension, ils montrent aussi qu’il est possible de penser le temps de travail autrement. À condition, bien sûr, d’assumer l’intensité, la rareté ou la spécialisation qu’ils imposent. Pourquoi ne pas s’en inspirer pour chercher un meilleur équilibre, ou simplement pour alimenter la prochaine discussion café… en moins de 35 minutes, cela va de soi !

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