Croyez-le ou non, les recrutements ne sont pas des interrogatoires à sens unique ! Poser les bonnes questions pendant un entretien peut orienter votre carrière, transformer votre avenir professionnel, et – qui sait ? – vous éviter de foncer tête baissée dans un job bourré d’inconnues. Alors, prêtes et prêts à (re)prendre le pouvoir grâce à ces sept questions interdites qui, loin d’être indiscrètes, pourraient bien rebattre les cartes ?
Pourquoi poser ses propres questions est capital en entretien ?
- Vous venez d’obtenir un entretien pour le poste de vos rêves. Parfait ! Vous avez révisé votre parcours, appris tout ce qu’il fallait sur l’entreprise… mais avez-vous anticipé les questions que VOUS poserez ?
- Guillaume Rivalland (fondateur du cabinet Exanter) rappelle : « Poser des questions, ça fait la différence ! D’une part, cela montre votre implication, et de l’autre, ça démontre votre curiosité ». Mélanie Ouardirhi (coach professionnelle, ex-championne de France de danse contemporaine : oui, rien que ça !) ajoute qu’il faut absolument profiter de cette occasion pour éclaircir tout ce qui reste flou (ou sombre) dans l’annonce, histoire de faire un choix vraiment éclairé.
- En pratique, l’entretien n’est pas seulement là pour vous « cuisiner » : c’est aussi LE moment pour découvrir le vrai visage de l’entreprise et du poste. Oser demander, c’est la garantie d’éviter les mauvaises surprises.
Le bon timing, c’est… au fil de l’eau
- Pas besoin de sortir votre liste de questions comme si vous lisiez une recette de cuisine.
- Pour Mélanie Ouardirhi, tout est question de conversation : « Considérez l’entretien comme une rencontre, un échange où chacun se découvre. Posez vos questions au fil de la discussion. Restez attentif, rebondissez, mais laissez parler l’autre aussi ! »
- Guillaume Rivalland tempère : « Pas d’impair si vous multipliez les questions, tant que vous ne coupez pas la parole ». L’essentiel : restez curieux, creusez, demandez des détails, et montrez-vous réellement intéressé(e).
Préparer ses questions : votre arme anti-trou blanc
- Difficile, sous la pression, de sortir la super question qui tuera le game. Le secret ? Préparez vos questions à l’avance, sur une feuille, en prévoyant de la place pour les réponses et en surlignant les mots-clés. Relecture facile garantie !
- Organisez vos questions en rubriques : poste, missions, équipe, entreprise, perspectives. Et, s’il vous plaît, évitez de démarrer par « c’est quand les vacances ? »…
- Préférez : questions sur l’organisation, l’actualité de l’entreprise, les attentes envers vous, ou les possibilités d’évolution (formation, responsabilités… ça plaît toujours !).
- Si rien ne vous vient à l’esprit, gardez cette valeur sûre : « Quelles sont les prochaines étapes du processus de recrutement ? » Cela montre que vous vous projetez.
- L’objectif : cerner précisément ce qu’on attend de vous, les contenus ET les limites du poste. Demandez à qui vous serez rattaché, la composition de l’équipe, l’écosystème global de travail… C’est rassurant pour tout le monde de voir un candidat s’intéresser à la dimension collective.
La question qui fait trembler : le salaire (et après !)
- Ah, le fameux tabou… Pour Mélanie Ouardirhi : « Si le recruteur n’aborde pas le sujet, il faut être habile, mais il FAUT la poser, plutôt en fin d’entretien. » Arrivez muni(e) de vos prétentions (une fourchette, pas un chiffre sorti du chapeau)
- Vous êtes perdu ? L’APEC propose un simulateur de salaire en ligne : une vraie boussole pour éviter les fourchettes absurdes. Guillaume Rivalland recommande de partir de votre dernier salaire, avec honnêteté – le bluff est inutile, tout se vérifie vite.
- Et après l’entretien ? Notez les réponses du recruteur. Relisez vos notes. N’ayez pas peur de demander des précisions ensuite, par mail (oui oui, dans le mail de remerciements, c’est très bien vu !).
- Et la cerise sur le gâteau : si on vous dit non ? Ne l’avalez pas sans rien dire ! Mélanie Ouardirhi conseille de demander un retour : « Dans un objectif d’amélioration continue, j’aimerais savoir ce que j’ai réussi et ce que je peux améliorer ». C’est constructif, bon pour le moral et ça prépare le prochain entretien !
En résumé : poser des questions, c’est bien plus qu’un droit, c’est une stratégie gagnante. Mieux préparer ses questions, les poser au bon moment, s’intéresser vraiment à l’écosystème où vous allez évoluer, et oser parler salaire – voilà ce qui fera de vous un(e) candidat(e) qui marque les esprits. Et si le job ne se débloque pas cette fois-ci, tirez-en des leçons : la curiosité, en entretien comme ailleurs, c’est loin d’être un vilain défaut !