La lettre de démission d’AESH répond à des règles administratives précises, car ce poste relève du statut de contractuel de la fonction publique. Les textes applicables fixent à la fois la forme de la notification, le destinataire et la durée du préavis selon l’ancienneté. Les données disponibles montrent aussi des questions fréquentes sur l’arrêt maladie, la période d’essai, les documents de fin de contrat et les effets sur l’allocation chômage.

Cet article s’appuie sur 2 articles du décret du 17 janvier 1986, sur des informations de sites académiques comme AC-Bordeaux et AC-Normandie, ainsi que sur des repères syndicaux publiés en 2026. Les modèles de courrier, les délais et les points de vigilance y sont détaillés de façon pratique. Le tableau ci-dessous présente d’abord les principales démarches à distinguer.
| Méthode | Contenu | Modalité | Repère pratique |
|---|---|---|---|
| Lettre à la DSDEN | Notification officielle de la démission | Envoi en LRAR au service AESH | Point de départ du préavis à la présentation |
| Copie à l’établissement | Information du chef d’établissement ou du PIAL | Transmission complémentaire, non substitutive | Utile pour l’organisation de fin de mission |
| Préavis légal | Durée selon l’ancienneté | 8 jours, 1 mois ou 2 mois | Règle issue de l’article 46 |
| Période d’essai | Lettre simplifiée de départ | Respect des clauses prévues au contrat | Vérifier la rédaction exacte du contrat signé |
| Documents de fin | Certificat de travail et attestation employeur | Demande formulée dans le courrier | À récupérer à la fin effective du contrat |
À retenir
Comment rédiger une lettre de démission d’AESH ?
La lettre de démission d’AESH doit exprimer une volonté claire, explicite et non équivoque. L’article 48 du décret du 17 janvier 1986 impose une information de l’administration par lettre recommandée avec accusé de réception. Dans les modèles académiques, la formule reste directe, par exemple : « Je vous informe de ma décision de démissionner de mon poste en tant qu’AESH. » Cette base suffit si le courrier précise aussi la date de début du poste, le lieu d’affectation et le préavis appliqué. Pour aller plus loin, il reste utile de vérifier les mentions obligatoires avant l’envoi.
Les mentions indispensables dans le courrier
Le courrier doit contenir les coordonnées complètes de l’agent, celles du destinataire, l’objet mentionnant la démission et la référence à la LRAR. La rédaction gagne à rappeler le poste occupé, la date de prise de fonctions et, si besoin, le PIAL ou l’établissement concerné. Il ressort aussi des modèles administratifs qu’une date de fin de contrat calculée selon le préavis évite les ambiguïtés. La demande de certificat de travail et d’attestation destinée à Pôle emploi peut être intégrée dans le dernier paragraphe. Pour aller plus loin, il reste pertinent de comparer ce contenu avec un modèle prêt à copier.
Modèle de lettre de démission d’AESH prêt à utiliser
Nom Prénom
Adresse
Code postal Ville
Téléphone, mail
DSDEN du département concerné
Service AESH
Adresse postale
Code postal Ville
Objet : démission, lettre recommandée avec AR
Madame, Monsieur,
Par la présente, je vous informe de ma décision de démissionner de mon poste d’AESH, que j’occupe depuis le [date] au sein de [PIAL ou établissement] à [commune].
Conformément aux règles applicables, je respecterai un préavis d’une durée de [8 jours, 1 mois ou 2 mois]. Mon contrat prendra donc fin le [date] au soir.
Je vous remercie de bien vouloir me remettre, à l’issue du contrat, mon certificat de travail ainsi que l’attestation employeur destinée à Pôle emploi.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
Date, signature
Ce modèle couvre l’essentiel sans ajouter de justification personnelle, car aucun motif n’est exigé par les textes. Pour aller plus loin, il reste possible d’adapter la formule à une situation particulière.
Exemples de formulations selon votre situation
Une formulation neutre suffit dans la majorité des cas. Certaines sources de modèles emploient aussi une phrase plus développée, comme : « Cette décision a été mûrement réfléchie, et bien que ce travail ait été pour moi une expérience enrichissante, il est temps pour moi de me tourner vers de nouveaux horizons professionnels. » Cette phrase reste facultative. Si un départ intervient pour des raisons de santé ou de conditions d’exercice, le courrier n’a pas besoin d’entrer dans le détail.
Des témoignages syndicaux publiés par le SNALC en 2026 montrent que les questions portent souvent sur des situations concrètes, par exemple « Je dois me faire opérer et serai en arrêt maladie au moins 3 semaines. » ou encore des difficultés de sécurité et d’isolement. Dans ces cas, une démission ne remplace pas les démarches de signalement utiles. Pour aller plus loin, il reste utile d’identifier le bon destinataire du courrier.
Dois-je adresser ma lettre au service AESH de la DSDEN ou à l’établissement ?
Le destinataire principal de la lettre de démission d’AESH est le service AESH de la DSDEN du département concerné. Cette orientation apparaît dans les références administratives et syndicales citées, notamment sur des sites académiques et dans des modèles diffusés par la CFDT. L’établissement scolaire ou le PIAL peut être informé en parallèle, mais cette transmission n’a pas la même portée que la notification officielle à l’administration employeur. La règle pratique consiste donc à distinguer l’information interne de la notification juridique. Pour aller plus loin, il reste utile de comprendre pourquoi la LRAR est privilégiée.
Pourquoi l’envoi en lettre recommandée avec accusé de réception est recommandé
L’article 48 du décret du 17 janvier 1986 prévoit la lettre recommandée avec demande d’avis de réception. Cette forme sécurise trois points : la preuve de l’envoi, la preuve de la présentation et la date de départ du préavis. Les informations disponibles rappellent d’ailleurs que le préavis commence à la date de présentation de la lettre recommandée, pas à la date de rédaction du courrier.
Une copie simple envoyée au chef d’établissement peut faciliter l’organisation de la suite, mais elle ne remplace pas la notification à la DSDEN. Cette distinction limite les contestations en cas de désaccord sur la date de fin du contrat. Pour aller plus loin, il reste nécessaire de calculer le bon préavis selon l’ancienneté réelle.
Quel préavis faut-il respecter selon l’ancienneté ?
La durée du préavis suit l’article 46 du décret du 17 janvier 1986. Les règles applicables aux AESH contractuels reprennent les durées du licenciement. Les seuils sont précis : moins de 6 mois d’ancienneté, 8 jours ; entre 6 mois et 2 ans, 1 mois ; à partir de 2 ans, 2 mois. Cette durée s’apprécie jusqu’à la date d’envoi de la notification de démission. Le calcul doit donc intervenir avant de compléter le courrier, afin d’indiquer une date de fin cohérente. Pour aller plus loin, il reste utile de détailler les seuils exacts puis la méthode de calcul de l’ancienneté.
Préavis de 8 jours, 1 mois ou 2 mois : les durées à connaître
Le barème se lit en 3 durées simples. Une ancienneté inférieure à 6 mois impose un préavis de 8 jours. Une ancienneté comprise entre 6 mois et 2 ans impose 1 mois. Une ancienneté d’au moins 2 ans impose 2 mois. La date retenue pour le point de départ est celle de présentation de la LRAR à l’administration.
Ce repère diffère des pratiques générales parfois évoquées sur des sites non spécialisés, où le délai courant irait de deux semaines à un mois. Pour un AESH, la priorité reste la règle spécifique du décret de 1986. Pour aller plus loin, il reste nécessaire de vérifier comment additionner les contrats successifs.
Comment calculer l’ancienneté pour une démission d’AESH
L’ancienneté prend en compte l’ensemble des contrats conclus avec l’agent, sous réserve que les interruptions n’excèdent pas 4 mois et qu’elles ne résultent pas d’une démission antérieure. Cette précision peut modifier le calcul pour un AESH ayant connu plusieurs contrats sur plusieurs années scolaires. Les CDD d’AESH sont en principe signés pour une année scolaire au maximum et peuvent être renouvelés jusqu’à 6 ans.
Les congés visés par l’article 28 du décret 86-83 restent comptabilisés pour déterminer l’ancienneté. Les congés non pris ne font pas perdre l’ancienneté déjà acquise. En pratique, il reste prudent de reprendre les dates de chaque contrat avant l’envoi du courrier, surtout en cas d’interruption entre deux affectations. Pour aller plus loin, il reste utile d’examiner le cas particulier de la période d’essai.
Puis-je démissionner pendant ma période d’essai ?
Une démission pendant la période d’essai reste possible, à condition de respecter les clauses prévues au contrat. Les modèles diffusés pour cette situation utilisent un courrier plus court, indiquant que la rupture intervient pendant la période d’essai. Les informations disponibles ne fixent pas ici de préavis unique distinct pour tous les AESH ; la vérification du contrat signé reste donc la première étape.
Cette situation peut aussi avoir des effets différents sur l’allocation chômage selon le contexte de rupture. Les sources rappellent qu’une démission n’ouvre en principe pas droit à l’ARE, mais que certaines situations particulières existent, notamment des motifs légitimes reconnus par Pôle emploi ou un réexamen après 121 jours de chômage. Le refus d’un renouvellement de contrat peut aussi être assimilé à un départ volontaire. Pour aller plus loin, il reste utile d’anticiper les démarches à effectuer après l’envoi de la lettre.
Que faire après l’envoi de la lettre de démission d’AESH ?
Après l’envoi de la lettre de démission d’AESH, la priorité consiste à suivre la réception du courrier et à préparer la fin du contrat. Cette étape paraît administrative, mais elle conditionne la preuve du point de départ du préavis et la remise des documents obligatoires. Dans les situations de tension au travail, les sources syndicales recommandent aussi de conserver des traces écrites séparées des démarches de démission. Des témoignages publiés par le SNALC en 2026 mentionnent par exemple l’isolement avec un élève ou des violences physiques, comme « Un élève m’a mordu et griffé. De plus, je n’ai aucun soutien. » Pour aller plus loin, il reste utile de sécuriser les preuves, puis d’anticiper les documents de sortie.
Garder des preuves de l’envoi et de la réception de la lettre
Il reste conseillé de conserver une copie signée de la lettre, le justificatif de dépôt postal et l’avis de réception. Ces éléments permettent de démontrer la date de présentation et la conformité de la notification. Si un échange complémentaire intervient par mail avec l’établissement, cette correspondance peut aussi être archivée, sans se substituer à la LRAR.
Dans les cas de difficultés de travail signalées avant le départ, les syndicats recommandent aussi de garder les écrits relatifs aux incidents, aux signalements et aux alertes remontées au PIAL, à l’enseignant référent ou via le RSST. Pour aller plus loin, il reste utile de préparer la récupération des documents de fin de contrat.
Comment récupérer mon certificat de travail et mes bulletins de salaire après la démission ?
La fin du contrat doit donner lieu à la remise du certificat de travail et de l’attestation employeur destinée à Pôle emploi. Le courrier de démission peut demander ces documents explicitement, ce qui facilite leur préparation par l’administration. Les bulletins de salaire antérieurs doivent aussi être conservés, car ils servent fréquemment de justificatifs administratifs.
Pour les droits au chômage, la prudence reste de mise. Une démission ferme généralement l’accès à l’ARE, sauf cas particuliers ou réexamen par l’instance paritaire régionale après 121 jours. Il ressort aussi des conseils syndicaux qu’informer l’employeur avant toute proposition de renouvellement, lorsqu’aucun renouvellement n’est souhaité, peut éviter qu’un refus formel soit interprété comme un départ volontaire bloquant davantage les droits. Pour aller plus loin, il reste utile de relire les dates, les preuves d’envoi et la liste des documents demandés.
Une lettre claire, envoyée en LRAR au service AESH de la DSDEN, constitue la base juridique de la démission. Le calcul exact du préavis dépend de l’ancienneté au jour de l’envoi, y compris certains contrats successifs. La conservation des preuves et la demande immédiate des documents de fin de contrat réduisent les difficultés administratives, en particulier si la question des droits au chômage se pose ensuite.