Pourquoi ces formules de mails révèlent tout de vous en quelques secondes

Pourquoi ces formules de mails révèlent tout de vous en quelques secondes
pourquoi ces formules de mails revelent tout de vous en quelques secondes

Votre manière de conclure un mail en dit bien plus sur vous que vous ne l’imaginez. Entre formules chics empruntées par mimétisme, fautes qui piquent et codes du savoir-vivre (ou leur absence), chaque mot distille une identité numérique en quelques secondes. Prêt à voir comment un « Bien à vous » ou un « Belle journée » peut vous mettre dans une case – ou vous faire rater la sienne ? On lève le voile sur les dessous épistolaires du quotidien professionnel !

Sous le vernis des formules : vitrine instantanée de votre style

Écrire un mail, c’est un peu comme choisir sa tenue du jour : ça a l’air anodin, mais tout le monde juge. Un mot, une tournure, une formule de politesse tombée de la dernière pluie, et voilà votre personnalité, votre niveau d’éducation – ou leur contraire – exposés sur la place publique professionnelle. Il n’est pourtant pas nécessaire de se transformer en Nadine de Rothschild pour s’en soucier : même avec prudence, il faut bien l’admettre : n’est-on pas tous, un jour, le « plouc » d’un autre ?

On ne compte plus les expressions jugées élégantes… à tort, et celles que l’on reprend sans réfléchir, « parce que tout le monde le fait ». Oui, l’accord du participe passé et la voie pronominale vous poursuivent toujours depuis le primaire. Mais c’est surtout la fameuse formule de fin de mail qui cristallise la question existenti-elle : subtilités obligatoires ou vieilleries à bannir ?

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« Bien à vous », « Belle journée »… Ces détails qui en disent long

« Bien à vous », « Belle journée », ou le désormais classique « Je vous partage ce document » font partie du palmarès des expressions capables de vous cataloguer d’une seule phrase. C’est bien simple : ces mots souvent adoptés par mimétisme sont l’objet d’analyses – et de moqueries ! – passionnées par les lecteurs du Figaro, qui en ont fait l’un de leurs articles favoris. Certains s’en amusent, d’autres montent au créneau pour défendre leur liberté d’expression – ou, avouons-le, leur petit réflexe de fin de mail réconfortant.

  • Certains refusent de ranger leur « Bien à vous » au vestiaire, y voyant un « délire du formatage et d’une fausse bienséance ».
  • D’autres préfèrent un mail direct et efficace, sans formules d’un autre âge ni traditionalisme « maladif ».

Mais en dehors des grandes querelles de chapelle, une question demeure : qu’est-ce qui compte vraiment ?

Méfiez-vous du piège du « corporate » et des formules galvaudées

Le jargon « corporate » est partout. Pourtant trop de formules déraisonnables tuent la spontanéité. Sortir du lot, c’est parfois… écrire normalement. Bien sûr, il reste l’écueil des fautes : un « je vous partage ce document » mal ficelé, l’épineuse question de l’accord du participe passé, et le tour est joué : vous voilà classé en moins d’une seconde chrono.

Attention aussi au vocabulaire galvaudé : même le mot « compliqué » n’est plus ce qu’il était. « Compliqué » veut dire difficile à comprendre. Pourtant, aujourd’hui, même un embouteillage devient compliqué. À force d’étendre son usage, on finit par brouiller les pistes ! Le rappel à l’ordre : retrouvons le sens des mots… ou le chaos risque de s’installer dans nos boîtes mail.

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Faut-il sacrifier l’élégance à l’efficacité ?

Le débat reste ouvert : faut-il bannir toutes les formules pour aller droit au but, ou continuer à les dégainer par réflexe ? Un manager s’exprime : « Je préfère un mail direct et efficace, à un message rempli de tournures d’un autre âge, reflet d’un traditionalisme maladif ». D’autres renvoient, non sans ironie, à la liberté de bien conclure ses mails : « Fout…nous la paix, ça se dit ? ».

Finalement, c’est peut-être là que se situe le vrai savoir-vivre : ne jamais exiger des autres ce qu’on n’aime pas s’entendre imposer. Après tout, nous sommes tous le « plouc » de quelqu’un. Ce qui importe vraiment, dans un mail, c’est peut-être, au fond, bien plus l’intention que la formule. Mais pour décrocher un rendez-vous, un client ou un poste, un petit supplément d’âme (et une faute de moins), ça ne peut pas faire de mal.

Conseil du jour : soignez vos mots comme votre allure. Après tout, l’élégance – même numérique – n’est jamais vraiment passée de mode !

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