Dans la course mondiale à l’intelligence artificielle, les géants de la tech rivalisent de générosité pour attirer les chercheurs les plus brillants. Chez Meta, certaines offres atteindraient des sommes comparables, voire supérieures, aux salaires des plus grandes stars du football.
Meta lance son laboratoire de « superintelligence »
Le 30 juin, Mark Zuckerberg a annoncé la création d’une nouvelle division baptisée Meta Superintelligence Labs, destinée à concentrer tous les travaux du groupe autour de l’IA générale. Pour mener cette mission titanesque, le dirigeant s’est entouré d’une équipe de onze experts considérés comme de véritables « rockstars » du secteur : des concepteurs des dernières versions de ChatGPT, des anciens de Google ayant travaillé sur Gemini, ou encore Alexandr Wang, fondateur de Scale AI.
Pour convaincre ces talents rares de rejoindre l’aventure, Meta n’a pas hésité à revoir à la hausse ses rémunérations et à imaginer des systèmes de primes exceptionnelles.
Des primes qui font tourner la tête
Sam Altman, patron d’OpenAI, a affirmé que Meta avait proposé à plusieurs chercheurs des primes individuelles de plus de 100 millions de dollars, en plus de salaires annuels très élevés. À titre de comparaison, Kylian Mbappé touche environ 32 millions d’euros par an. Certains experts en IA recrutés par Meta pourraient donc percevoir jusqu’à trois fois plus que l’attaquant du Real Madrid.
Pour d’autres comparaisons, Lionel Messi émarge à environ 12 millions d’euros par an, loin derrière ces montants technologiques. Seul Cristiano Ronaldo, avec ses 250 millions d’euros gagnés en Arabie Saoudite en 2024, reste intouchable en matière de rémunération.
Une réalité plus nuancée
Toutefois, ces chiffres vertigineux ne concernent pas tous les chercheurs. Selon Andrew Bosworth, directeur technique de Meta, seules quelques personnalités occupant des postes de direction très stratégiques auraient eu accès à de telles offres. Dans la plupart des cas, les rémunérations annuelles totales oscilleraient plutôt entre 20 et 24 millions de dollars.
De plus, ce fameux « bonus de 100 millions » ne serait pas une prime immédiate mais une rémunération étalée sur quatre ans, conditionnée à l’ancienneté et à la fidélité au groupe.
Un chercheur en IA ayant rejoint Meta, Lucas Beyer, a même démenti publiquement ces chiffres mirobolants, précisant qu’il n’avait pas touché de telles sommes malgré son départ d’OpenAI pour rejoindre la firme.
hey all, couple quick notes:
— Lucas Beyer (bl16) (@giffmana) June 26, 2025
1) yes, we will be joining Meta.
2) no, we did not get 100M sign-on, that's fake news.
Excited about what's ahead though, will share more in due time!
cc @__kolesnikov__ and @XiaohuaZhai.
Des montants qui reflètent la guerre des talents
Même si toutes les recrues ne reçoivent pas des chèques dignes des footballeurs stars, Meta continue d’investir massivement dans les talents de l’IA. Selon un investisseur cité par la presse américaine, un chercheur aurait même refusé une offre de 18 millions de dollars par an proposée par le groupe.
Ces rémunérations démesurées traduisent une chose : la guerre mondiale des talents en intelligence artificielle est bel et bien lancée. Et dans cette bataille, les chercheurs rivalisent désormais avec les sportifs de haut niveau sur le terrain des salaires XXL.