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Toulouse : les ex-salariés de Freescale envahissent le Pôle Emploi

Article publié le 30/05/2013 à 16:29

Depuis l'annonce de la fermeture du site Freescale à Toulouse, 1 057 salariés ont été licenciés et doivent maintenant s'inscrire à Pôle Emploi. Face à la situation, la CGT demande le soutien du gouvernement et souhaite porter plainte.

Toulouse : les ex-salariés de Freescale envahissent le Pôle Emploi

Congés de reclassement terminés : inscription en masse à Pôle Emploi

Le 28 mai dernier, au Pôle Emploi de Bellefontaine, à Toulouse, plusieurs anciens salariés du fabricant de semi-conducteurs, Freescale, se sont présentés pour pouvoir s'inscrire au chômage, leurs congés de reclassement étant finis.

La CGT rappelle qu'au total c'est 1 057 salariés qui ont été licenciés et qui doivent bénéficier d'un reclassement, ce qui serait loin d'être le cas. En réalité, aujourd'hui ce taux s'élèverait « seulement à 7 % ».

Cette annonce est démentie par la direction de Freescale qui estime que « sur les 1 057 salariés concernés », le taux de reclassement se situerait « entre 60 % et 70 % ».

La CGT, estimant avoir été bernée, a décidé de demander l'aide du gouvernement et de porter plainte pour tenter d'obtenir l'annulation de cette procédure économique qui a entraîné de nombreux licenciements.

Face à cette situation, le Pôle Emploi a décidé de consacrer 2 jours aux anciens salariés de Freescale et de mettre en place guichet destiné à recevoir uniquement leurs dossiers.

Un double plan social annoncé en 2009

En avril 2009, la direction américaine de Freescale a annoncé l'arrêt au niveau mondial de l'activité communication, puis l'arrêt de la production à Toulouse. Au total, ce double plan social a respectivement entraîné 236 et 821 suppressions de postes.

Dans le but de mieux préparer le reclassement des salariés licenciés, qui devrait les aider à retrouver un emploi en payant par exemple une formation ou en les aidant à la création d'une entreprise, l'arrêt de la production avait été reporté de décembre 2011 à juin 2012, mais cette mesure n'a apparemment pas suffi à reclasser tous les licenciés.